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Crucifixus etiam pro nobis, sub Pontio Pilato passus et sepultus est.

À la page pleine de tendresse du Et Incarnatus, répond un ostinato inexorable, expression figurative de la Passion. Couronnant le tout, et symbolisant la douleur du Christ sur la croix, les voix du chœur chantent l’une après l’autre le motif de 5 notes du Crucifixus, et sombrent peu à peu, s’évanouissant piano (doucement) graduellement a cappella.
Partie la plus ancienne de l’œuvre, le Crucifixus, tire son matériau premier du chœur inaugural de la cantate BWV 12, Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen (« Pleurs, plaintes, soucis, irrésolutions », 1714).
La souffrance et la douleur s’expriment dans le chromatisme intense de toute l’écriture. Le rythme régulier (en croches) de la basse descendante produit l’effet d’une loi inexorable. Ce n’est qu’à la conclusion que BACH la fait monter, qu’il transforme le mi min. en un sol maj. apaisant, qu’il marque un repos dans le rythme, avec un ton entier et un point d’orgue et qu’il fait sonner le chœur a cappella dans un registre plus grave - tout cela pour traduire le repos dans la tombe.
-bach - messe en si - 06 crucifixus@@ - 11 sur 75
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