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Les illustres chantiers navals polonais, à l'avenir incertain
VARSOVIE, 16 juil 2008 (AFP) - Les chantiers navals polonais de la Baltique, bastions ouvriers qui avaient vu naître le premier syndicat libre du bloc soviétique, Solidarnosc, font face à un avenir incertain, entre difficultés économiques et plans de restructuration.
Les chantiers de Szczecin (nord-ouest) et de Gdynia (nord) attendent toujours d'être privatisés. Le chantier de Gdansk, où Lech Walesa avait signé le 31 août 1980 les célèbres accords avec le pouvoir communiste de l'époque, a déjà été repris l'an dernier par le groupe ukrainien Donbass, mais attend toujours sa restructuration.
Varsovie a reçu mercredi de Bruxelles un ultime délai jusqu'au 12 septembre pour soumettre à la Commission européenne un programme précis et adéquat du sauvetage de ces chantiers, sous peine d'être obligé de récupérer les aides publiques de 2,1 milliards d'euros, versés aux trois établissements depuis 2002.
Quelques 60.000 personnes travaillent dans les trois chantiers concernés et dans les sociétés qui coopèrent avec eux.
Cependant, les illustres chantiers de Gdansk ne sont plus aujourd'hui que l'ombre d'eux-même. Ils emploient environ 3.200 salariés, contre 17.000 en 1980 lorsqu'ils portaient le nom de Vladimir Ilitch Lénine et représentaient le fleuron de l'industrie communiste.
Leur terrain de 159 hectares a été réduit à 72 ha et ils construisent aujourd'hui cinq bateaux par an, contre une trentaine en 1980.
Leur déclin a commencé à la fin des années 1980, le dernier gouvernement communiste ayant suggéré leur fermeture pour manque de rentabilité. L'initiative avait été perçue à l'époque comme une vengeance d'un régime s'essoufflant.
Au début des années 1990, le berceau du syndicat de Lech Walesa n'a pas réussi à s'adapter aux conditions de l'économie de marché. La faillite a finalement été déclarée en 1996.
Deux ans plus tard, l'établissement de Gdansk est racheté par les chantiers navals voisins de Gdynia.
En 2004, l'entreprise de Gdynia est à son tour confrontée à des difficultés économiques et les deux établissements se séparent en 2006. Le chantier de Gdynia est repris par le Trésor, devenu majoritaire dans son capital.
Le même sort est réservé au chantier naval de Szczecin, d'abord prospère au début des années 1990 avec des capitaux privés, puis victime d'erreurs de gestion.
mrm/fbe
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