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Gustave COURBET - l'atelier du peintre (detail) - (plein cadre)

La scène se passe dans l'atelier de Courbet à Paris. Elle est divisée en trois parties : au centre, l’artiste, avec derrière lui, un modèle nu. À sa droite, les élus, les bons ; à sa gauche, ceux qui vivent de la mort et de la misère. Le tableau se présente donc comme un jugement dernier. Courbet en dit ceci dans une lettre qu'il adresse à son ami Champfleury en janvier 1855 : « c'est l'histoire morale et physique de mon atelier, première partie. Ce sont les gens qui me servent, me soutiennent dans mon idée qui participent à mon action. Ce sont les gens qui vivent de la vie, qui vivent de la mort. C'est la société dans son haut, dans son bas, dans son milieu. En un mot, c'est ma manière de voir la société dans ses intérêts et ses passions. C'est le monde qui vient se faire peindre chez moi. »
Très peu de peintres se sont, jusque là, représentés au centre de leurs œuvres. Ses élus et réprouvés sont comme départagés par une « religion nouvelle », celle de l’artiste ou de l’art, « religion » commune aux socialistes utopiques, aux romantiques, ainsi qu’à Proudhon, ami et confident du peintre. Courbet se définissait lui-même comme un républicain « de naissance ».
L'Atelier du peintre est une œuvre de Gustave Courbet. Son titre complet est : L’Atelier du peintre. Allégorie Réelle déterminant une phase de sept années de ma vie artistique (et morale). Exécutée en 1855, elle est actuellement exposée au musée d'Orsay, rez-de-chaussée, section 7.
Refusée à l’Exposition universelle de 18551, l’œuvre est dévoilée au public lors d'une exposition personnelle de l’artiste, le Pavillon du Réalisme, sous le numéro 1. Le tableau sera tout d'abord racheté par sa veuve à la vente posthume Victor Desfossés, et servira de toile de fond au théâtre amateur de l'Hôtel Desfossés (6 rue Galilée à Paris). Elle est acquise en 1920 par le musée du Louvre pour 700 000 francs, offerts en partie par l'association les amis du Louvre, complétés par une souscription publique et une contribution de l’État.
courbet - The Studio of the Painter. 1855. Oil on canvas. 359 x 598 cm. Musee d Orsay, Paris - 298 sur 834

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