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chant gregorien
Le chant grégorien est le chant liturgique officiel de l'Église catholique d'après le rite romain. Issu d'anciens chants romains, originellement chant messin et chant vieux-romain, il reste pratiqué continuellement auprès des églises paroissiales ainsi que des établissements religieux, fréquemment selon les cérémonies plus solennelles de la liturgie de la forme tridentine du rite romain.

Le chant grégorien est un chant sacré anonyme, habituellement interprété par un chœure 1 ou par un soliste appelé chantre. Il est destiné à soutenir le texte liturgique en latin.
1100 silos - salve regina (rel chant gregorien)
chansons de trouveres et de troubadours
Les troubadours sont des poètes occitans, qui ont développé l'art du chant courtois, entre 1000 et 1350, soit 8 à 10 générations. Il nous reste les noms de 450 troubadours et plus de 2 500 chansons.
Ils sont en général des personnes de haut rang. Leurs œuvres sont colportées par les ménestrels.
Les plus anciens témoignages sont le duc d'Aquitaine, Guillaume IX, résidant à Poitiers, et son vassal, le vicomte Eble de Ventadour.
Plus tard, les Gascons Cercamon et Marcabru, le prince de Blaye, Jaufré Rudel. Plus tard encore, Bernard Marti, Bernard de Ventadour, Guiraut de Bornelh, Peire Vidal, Arnaut Daniel, Raimbaut de Miraval, des femmes également, les trobairitz, comme une comtesse de Die, ou la dame Na Castelloza, jusqu'au « dernier des troubadours », Guiraut Riquier de Narbonne..., mais pas vraiment, si on compte l'activité, jusqu'en 1350, de poètes toulousains, regroupés dans le « Consistoire du gai savoir », qui écrivirent les règles d'un art qui ne leur survécut pas.
La Croisade des Albigeois, déstabilisa l'Occitanie, appauvrit les cours, déplaça peu à peu l'art vers les villes et maisons bourgeoises, et changea les sujets poétiques vers le religieux, le politique. Les artistes eux-mêmes furent attirés par l'Espagne et l'Italie.
Les trouvères, sont les poètes, qui au nord de la Loire adaptent le chant courtois, vers la fin du XIIe siècle. On connaît les noms de 200 trouvères (Gace Brulé, Blondel de Nesle, Conon de Béthune, etc.). En Allemagne, on les nomme les Minnesinger.
1200 chansons de trouveres et de troubadours
Guillaume de MACHAUT - douce dame jolie
Guillaume de Machaut, né probablement à Machault, près de Reims, vers 1300 et mort à Reims en 1377, est le plus célèbre compositeur et écrivain français du xive siècle. Il a mené une vie dans le monde laïc, au service de mécènes et en liens étroits avec la Couronne de France, et une vie ecclésiastique en tant que chanoine de Reims. Clerc lettré et maître des arts, il a marqué pendant au moins un siècle la production artistique européenne.
1360 machaut (guillaume de) - canzon douce dame jolie
Moines de Chevetogne - litanies
Dès la fondation de la communauté, les chants liturgiques de l'orthodoxie russe ont été en usage pour la célébration de l'office byzantin. Les moines de l'abbaye sont rapidement devenus une référence musicale en la matière et de nombreux enregistrements ont été réalisés depuis les années 1960, tout d'abord sous la direction de Dom Grégoire Bainbridge puis sous celle de Dom Philippe Bär. À partir de 1984 le monastère de Chevetogne a commencé à produire une série de CD sous son propre label en collaboration avec les studios Art et Musique à Angers, spécialisés dans l'édition de musique sacrée14. L'ensemble est alors dirigé par le Père Maxime Gimenez, puis par le Père Thomas Pott
1397 chevetogne (moines de) - litanies
Pierre PASSEREAU - il est bel et bon
Digne représentant de la chanson parisienne, Pierre Passereau compose sur des sujets populaires. Il est bel et bon est une véritable synthèse des moyens compositionnels utilisés à cette époque et dans ce style : onomatopées, imitations de cris d’animaux, imitation du babillage etc.
Si Pierre Passereau s’est rendu très célèbre par sa musique, on connaît très mal sa vie. Il serait né aux alentours de 1500, et mort à Paris en 1545. Il aurait été prêtre à l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie à Paris, ténor dans la chapelle du futur François 1er. Il aurait aussi été ténor à Cambrai et chantre à la cathédrale de Bourges. Mais la chronologie de ces informations reste incertaine.
Les chansons de Pierre Passereau ont été publiées par Pierre Atteignant entre 1529 et 1555. Il était, avec Clément Janequin, l’un des compositeurs les plus célèbres autour de 1530. Ses chansons furent chantées jusqu’à Venise, et Rabelais le cite dans son Quart Livre comme un fameux compositeur. Par ailleurs, de nombreuses transcriptions ont été faite de sa chanson Il est bel et bon, pour toutes sortes de formations.

1520 passereau (pierre) - il est bel et bon (chanson fr) 1520
Cristobal de MORALES - Parce mihi Domine
Après des études classiques et musicales, il est en poste à Avila et à Plasencia en 1528. Il chante ensuite comme baryton dans le chœur de la Chapelle Sixtine, à Rome. Il réside alors pendant dix ans à Rome, durant le pontificat du pape Paul III. Il mourut à l'âge de 53 ans.

Cristóbal de Morales, né à Séville vers 1500 et mort à Marchena ou Malaga en 1553, est un compositeur espagnol de musique sacrée, qui vécut à l'époque de la Renaissance.
1540 morales (cristobal de) - parce mihi domine (classique renaissance) 1550
Clement JANEQUIN - le chant des oiseaux
Par sa musique, Janequin magnifie le texte. Compositeur de l'amour, des plaisirs et de la joie, et profitant de la liberté formelle de la chanson, il fait de ce genre un véritable théâtre des émotions, de la nature et de l'humain. Parodique, humoristique, érotique, émouvante, enjouée ou grave, sa musique allie la puissance et la justesse du trait à une imagination poétique et réaliste, haute en couleur.
Dans ses chansons descriptives, Janequin exalte le rythme avant tout. La mélodie y est conçue en cellules brèves usant de l'imitation, passant de voix en voix. La déclamation y est surtout syllabique, et l'emploi d'onomatopées porté à un point de complexité rythmique et de réalisme rarement atteint après lui.
Protégé de Jean de Foix, Janequin fréquente les cercles humanistes, est chanoine et curé dans le Bordelais et gagne l'Anjou en 1533.
Son catalogue comporte bien plus de chansons profanes (250 environ) que de musique religieuse (dont beaucoup de pièces se sont perdues). Sa célébrité est due en partie à ses chansons descriptives comme Le Chant des oiseaux.

Influencée par la musique franco-flamande, la chanson polyphonique puise également aux sources de la musique populaire. Elle marque en cela une rupture avec l'inspiration de la «lyrique courtoise» du XVe siècle et se constitue en une forme musicale plus libre que la ballade, le virelai ou le rondeau (les trois formes courantes des chansons des XIVe et XVe siècles), qui vont bientôt tomber en désuétude. Ses thèmes sont plus diversifiés ; l'amour s'y fait plus sensuel, plus «gaulois» ; la farce, ses personnages pittoresques et son univers pénètrent alors la chanson. Le quatuor vocal en est le modèle général.
1550 janequin (clement) - le chant des oiseaux (class) 1550
Thomas TALLIS - lamentations de Jeremie
Thomas Tallis était fort réputé pour son ingéniosité et pour sa dextérité.
Ses Lamentations du Prophète Jérémie renferment des passages d'une très grande beauté, chantées en latin, par un chœur à cinq voix : Alto, 2 Ténors, 2 Basses ou Soprano, 2 Alti, Ténor, Basse).

Thomas Tallis (* 30 janvier 1505 - † 23 novembre 1585) est un compositeur et organiste anglais de la Renaissance. Les différentes conditions politiques et artistiques associés à chacun de ces souverains eurent un effet significatif sur la production musicale de Thomas Tallis et de nombreux de ses contemporains ; des styles musicaux disparurent quand d'autres apparurent.
1560 tallis (thomas) - .lamentations de jeremiejpg
Thomas TALLIS - spem in allium
Thomas Tallis était fort réputé pour son ingéniosité et pour sa dextérité. Son œuvre la plus réputée est probablement Spem in alium, un motet pour quarante voix indépendantes (8 chœurs à 5 voix). Ce tour de force contrapuntique (on ne rencontre pas de quintes parallèles dans le tissu harmonique !) est certes rare, mais il n'est pas unique dans la littérature musicale — un motet à quarante voix du compositeur florentin Alessandro Striggio, datant approximativement de la même époque (Ecce beatam lucem, 1561), peut d'ailleurs avoir inspiré Tallis. Certaines sources prétendent, à tort, que ce motet aurait été composé pour le 40e anniversaire de la reine Élisabeth Ire.

Ses Lamentations du Prophète Jérémie renferment des passages d'une très grande beauté[non neutre] (The Lamentations of Jeremiah, chantées en latin, par un chœur à cinq voix : Alto, 2 Ténors, 2 Basses ou Soprano, 2 Alti, Ténor, Basse).

Thomas Tallis (* 30 janvier 1505 - † 23 novembre 1585) est un compositeur et organiste anglais de la Renaissance. Les différentes conditions politiques et artistiques associés à chacun de ces souverains eurent un effet significatif sur la production musicale de Thomas Tallis et de nombreux de ses contemporains ; des styles musicaux disparurent quand d'autres apparurent.
1560 tallis (thomas) - spem in allium
Giovanni GABRIELI - canzone pour instruments à vent (symphonies sacrées)
La contribution de G. Gabrieli au développement d’une musique instrumentale originale (c'est-à-dire indépendante de la musique vocale) a été décisive.
En 1597, il publia un recueil d'œuvres chorales intitulées Sacrae symphoniae I qui connut le succès à travers tout le continent.
Le deuxième volume, Sacrae symphoniae II, fut publié en 1615 après la mort du compositeur.
Il composa de nombreux motets et parties de messes, des œuvres pour orgue, des canzoni per sonare et des sonate pour ensembles instrumentaux et des madrigaux.
Il fut le professeur de compositeurs tels que Michael Praetorius et Heinrich Schütz.
Giovanni Gabrieli (ou Gabrielli), né en 1557 à Venise, mort le 12 août 1612 en cette ville, est un compositeur et organiste italien de la fin du xvie et au début du xviie siècle faisant partie de l'école vénitienne.
1597 gabrieli (giovanni) - symphonies sacrees
John DOWLAND - gaillards pour viole
Les œuvres instrumentales de Dowland ont une importance particulière. Ses compositions pour ensemble de violes de gambe avec accompagnement de luth marquent dans l'histoire de la musique européenne un premier point culminant dans le développement d'une musique instrumentale indépendante de la voix.
La musique de Dowland exprime souvent la mélancolie, un sentiment très présent dans la musique de cette époque. Il écrivit d'ailleurs une pièce pour consort dont le titre pourrait selon certains résumer son œuvre. Elle est intitulée, en latin : Semper Dowland, semper dolens (Toujours Dowland, toujours souffrant). Cette humeur mélancolique est mise en relief par une harmonisation riche en couleurs et en dissonances.
1600 dowland (john) - gallards pour guitare
Claudio MONTEVERDI - Vepres de la Vierge
C'est une des œuvres majeures de la littérature musicale.
Vespro della Beata Vergine (SV 206 et 206 bis), ou plus simplement les Vêpres de 1610 en français, sont une composition musicale de Claudio Monteverdi.
Les Vêpres sont l'une des Heures de l'Office divin et la structure en est restée inchangée au cours des quinze derniers siècles. Les Vêpres sont construites autour de plusieurs textes bibliques dont l'Église catholique se sert traditionnellement pour la liturgie à l'occasion de certaines fêtes mariales ; l'introduction (Deus in adjutorium, tiré du Psaume 69), cinq psaumes (les Psaumes 109, 112, 121, 126, 147), des concerti sacrés entre les psaumes, une hymne, le texte du Magnificat, et en conclusion Benedicamus Domino.

Les Vêpres mariales de 1610 sont la première œuvre de musique sacrée de Monteverdi depuis sa toute première œuvre publiée vingt-huit ans plus tôt ; elles se distinguent par leur assimilation des deux styles, l'ancien et le nouveau,

Structure
Invitatorium (Invitatoire) : Versiculum (verset) : « Deus, in adjutorium meum intende » en plain-chant et Responsorium (répons) : « Domine ad adjuvandum me festina », 6 voix et instruments
Psalmus (psaume) I : Dixit Dominus (psaume 110 (109)), 6 voix et instruments
Concerto (en réalité, motet concertant) : Nigra sum, ténor et chœur
Psalmus II : Laudate pueri (psaume 113 (en)), 8 voix, chœur et orgue
Concerto : Pulchra es, duo vocal
Psalmus III : Laetatus sum (psaume 122 (121)), 6 voix et chœur
Concerto (en réalité, motet concertant) : Duo seraphim, duo et trio
Psalmus IV : Nisi Dominus (psaume 126 (127)), 10 voix et chœur
Concerto (en réalité, motet concertant) : Audi cœlum, 2 ténors
Psalmus V : Lauda Jerusalem (psaume 147 (146-147)), 2 chœurs à 3 voix et cantus firmus au ténor
Sonata sopra Santa Maria (« Sonate4 sur » l'invocation « Sancta Maria ora pro nobis » (« Sainte Marie, prie pour nous »)
Hymnus (Hymne) : Ave Maris Stella, solistes et 2 chœurs
deux Magnificat : 6 voix ; 7 voix avec 6 instruments
1610 monteverdi (claudio) - vepres de la vierge (complet)
Heinrich SCHUTZ - psaumes (Schwanengesang)
Heinrich Schütz (1585 - 1672) est un compositeur allemand, représentatif du premier baroque allemand, aux côtés, notamment, de Samuel Scheidt et de Johann Hermann Schein. Il est généralement considéré comme le plus grand musicien allemand antérieur à Jean-Sébastien Bach, et l'un des plus importants de la musique occidentale au xviie siècle avec Monteverdi.

1. Psalm 119. Aleph und Beth. "Wohl denen, die ohne Wandel leben" SWV 482
2. Psalm 119. Gimel und Daleth. "Tue wohl deinem Knechte, daß ich lebe" SWV483
3. Psalm 119. He und Vav. "Zeige mir, Herr, den Weg deiner Rechte" SWV 484
4. Psalm 119. Dsaïn und Chet. "Gedenke deinem Knechte an dein Wort" SWV 485
5. Psalm 119. Thet und Jod. "Du tust Guts deinem Knechte" SWV 486
6. Psalm 119. Caph und Lamed. "Meine Seele verlanget nach deinem Heil" SWV487
7. Psalm 119. Mem und Nun. "Wie habe ich dein Gesetze so lieb" SWV 488
8. Psalm 119. Samech und Aïn. "Ich hasse die Flattergeister" SWV 489 : 46:08~
9. Psalm 119. Pe und Zade. "Deine Zeugnisse sind wunderbarlich" SWV 490
10. Psalm 119. Koph und Resch. "Ich rufe von ganzem Herzen" SWV 491
11. Psalm 119. Schin und Tav. "Die Fürsten verfolgen mich ohn Ursach" SWV 492
12. Psalm 100. "Jauchzet dem Herren, alle Welt" SWV 493 : 1:13:32~
13. Deutsches Magnificat. "Meine Seele erhebt den Herren" SWV 494 : 1:21:46~

Paul Hillier ( con )
The Tapiola Chamber Choir
1664 schutz (heinrich) - psaumes
Jean-Baptiste LULLY - airs royaux
C'est principalement pour sa contribution à la musique religieuse et à la musique de scène que Lully nous est connu. Il restera dans l'histoire comme le véritable créateur de l'opéra français.
Admiré par les musiciens de son temps, il fut joué sans discontinuer jusqu'à la Révolution de 1789, et son influence fut immense en France sur des compositeurs comme François Couperin, Marin Marais, Jean-Philippe Rameau, mais aussi dans l'Europe entière. Les gardiens de sa tradition alimentèrent en 1733 ce que l'on appela la Querelle des Lullystes et des Ramistes. Certains de ses élèves contribuèrent au rayonnement de son style en dehors de la France : dans les pays germaniques Georg Muffat (qui a d'ailleurs décrit dans les préfaces de ses éditions les pratiques de Lully pour l'instrumentation, l'ornementation, les coups d'archet et la discipline de l'orchestre), Johann Sigismund Kusser (qui portait en France le nom de Cousser), Johann Caspar Ferdinand Fischer et les italiens Vincenzo Albrici et Agostino Steffani.

Lully a également eu une influence considérable sur les compositeurs d'opéra de la fin du xviiie siècle, surtout à l'occasion de la « réforme » de l'opéra qui a consisté à supprimer ce que l'on considérait alors comme un vocalisme excessif nuisant à l'efficacité théâtrale. C'est ainsi qu'en écrivant Roland et Atys, Piccinni (le deuxième Italien après Lully à devenir compositeur pour l'opéra royal) a utilisé des livrets de Quinault révisés par Marmontel). De la même façon, Gluck et Tommaso Traetta ont écrit Armide sur le livret de Quinault. En somme, Lully, qui estimait qu'il fallait chanter ses opéras comme la Champmeslé déclamait à la Comédie-Française, semble avoir créé, bien plus que Wagner, l'idéal du drame en musique — la « tragédie en musique », comme il l'appelait d'ailleurs
1670 lully (jean-baptiste) - airs royaux 1670
Jean-Baptiste LULLY - Armide (opera)
Armide (LWV 71) est la dernière tragédie en musique (en cinq actes et un prologue) terminée par Jean-Baptiste Lully. Elle fut composée en 1686 sur un livret de Philippe Quinault1 et est souvent considérée comme le chef-d'œuvre des deux artistes. Après Armide, Quinault renonce au théâtre et, un an plus tard, Lully décède de la gangrène.

Le sujet de la tragédie est emprunté à la Jérusalem délivrée (Gerusalemme liberata) du Tasse. Il narre l'amour malheureux de la magicienne Armide pour le chevalier Renaud.

Le monologue d'Armide Enfin, il est en ma puissance qui clôt l'acte II est, au xviiie siècle, l'une des pages les plus célèbres de la musique française. Considéré comme « le modèle le plus parfait du vrai récitatif français »2, il est, en pleine Querelle des Bouffons, critiqué, dans sa Lettre sur la musique française, par Jean-Jacques Rousseau, fervent défenseur du goût italien. Au cinquième acte, l'impressionnante passacaille avec chœurs et solistes est également l'un des clous de la partition.

En 1777, Gluck composera un de ses chefs-d'œuvre en reprenant presque tel quel3 le livret de Quinault.
1686 lully (jean-baptiste) - armide (opera)
M.A. CHARPENTIER - Te Deum (complet)
Marc-Antoine Charpentier compose le motet polyphonique Te Deum (H. 146) en ré majeur probablement entre 1688 et 1698, durant son séjour dans l'église jésuite Saint-Louis à Paris où il était directeur musical. L’œuvre est composée pour un groupe de solistes, chœur et accompagnement instrumental et elle se joua pour la première fois en 1699.
Charpentier aurait composé six arrangements de Te Deum bien que seuls quatre soient encore disponibles. Il semble qu'il ait composé ou au moins exécuté cette pièce pour la célébration de la Bataille de Steinkerque en août 1692a 2 ou encore en 1696 pour la célébration du traité de Turin.
1690 charpentier (marc antoine) - te deum (complet)
Henry PURCELL - King Arthur
King Arthur, sous-titré The British Worthy, est un semi-opéra en cinq actes sur un livret de John Dryden et une musique d'Henry Purcell. Il fut donné pour la première fois en mai ou juin 1691 au Théâtre de Dorset Garden de Londres. Il s'agit d'un semi-opéra dans lequel les principaux personnages ne chantent pas mais sont présentés par les personnages secondaires.

L'œuvre raconte la quête du roi Arthur pour retrouver sa fiancée, la princesse Emmeline, enlevée par le roi Oswald. Elle contient une mélodie particulièrement célèbre : what power art thou (Acte III scène 2). Cette aria connue aussi sous le nom de « la scène du froid » (frost scene) fut utilisée par la réalisatrice Ariane Mnouchkine pour illustrer la mort de Molière dans son film consacré au dramaturge. Le chanteur allemand Klaus Nomi a repris cet air sous le titre The Cold Song en 1982.
1691 purcell (henry) - king arthur (complet)
Henry PURCELL - the indian queen
The Indian Queen est un semi-opéra (ou mask) écrit par John Dryden et Robert Howard et représenté pour la première fois en 1664. Il fut mis en musique par Henry Purcell en 1695, mais celui-ci ne put terminer l'œuvre (il mourut fin 1695), qui fut achevée par Daniel Purcell, son frère. Elle est typique des semi-opéras, combinaison de scènes parlées et de pièces chantées.
L'œuvre relate les conflits imaginaires entre Aztèques et Incas (ce qui, du point de vue géographique, n'est pas vraisemblable, les premiers se situant au Mexique et les seconds au Pérou qui ne voisine pas). Sur ce fond de guerres caraïbes, le livret développe une intrigue relatant les amours entre la reine des Aztèques et le général des Incas. Historiquement, ces conflits de nature militaire recèlent un fond de vérité : lorsque Christophe Colomb arriva dans les îles d'Amérique centrale, les Indiens Caraïbes étaient en train d'achever la conquête de ces territoires.

1695 purcell (henry) - indian queen (complet)
Antonio VIVALDI - gloria RV 589 (complet)
Antonio Vivaldi a composé au moins trois Gloria. Mais seulement deux nous sont parvenus (RV 588 et RV 589) puisqu'un troisième (RV 590) a été perdu et n'est mentionné que dans le catalogue Kreuzherren (il est par ailleurs possible que Vivaldi en ait composé d'autres sans que nous le sachions, faute de sources). Les deux dont on ait connaissance ont été écrits vers la même période au début des années 1700. Le Gloria RV 589 est son œuvre de musique sacrée la plus célèbre.
Le chœur du premier mouvement partage les mêmes modulations principales que le premier mouvement du RV 588, seulement modifié pour correspondre à une mesure binaire au lieu de la mesure ternaire du RV 588; les motifs orchestraux sont également similaires, notamment les sauts d'octave dans les motifs primitifs du morceau. Le deuxième mouvement est beaucoup plus dramatique dans le RV 589, mais partage néanmoins des éléments du RV Anh. 23 puisque tous les deux emploient des tremblements répétitifs au-dessous des progressions vocales. Le "Qui Tollis" du RV 589 est semblable rythmiquement hormis dans les premières mesures à celui du RV 588 (et en fait du RV Anh. 23). Le dernier mouvement, "Cum Sancto Spiritu," est essentiellement une version "modernisée" du celui de Ruggieri — c'est-à-dire, actualisé pour correspondre aux normes du style Baroque émergeant, avec quelques modulations absentes du RV 588.
1700 vivaldi (antonio) - gloria (complet)
J.S. BACH - cantate BWV 131 aus der tiefen rufe ich
Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir (Des profondeurs, je crie vers toi, Seigneur), (BWV 131), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Mühlhausen en 1707.
Cette cantate est l'une des toutes premières que Bach ait écrites, sinon la première.
Le style et l'étendue de la composition suggèrent une origine en 1707, c'est-à-dire au début du séjour de Bach à Muhlhausen.
1707 bach (js) - cantate 131 aus der tiefen
Marin MARAIS - pieces pour viole de gambe
1. Suite for viola da gamba & continuo in A minor 0:00
2. Suite for viola da gamba & continuo in D major 19:51
3. Suite for viola da gamba & continuo in G major 37:18
"Pièces De Viole Du Livre III - Suite I En La Mineur - Courante" de Jordi Savall
1711 marais (marin) - pieces pour violes
Antonio VIVALDI - stabat mater
Stabat Mater (RV 621) est une œuvre pour ensemble et voix (contralto) d'Antonio Vivaldi composée en 1712.
Vivaldi se voit confier en 1711 la composition d'une œuvre pour la Vierge par l'église Santa Maria della Pace de Brescia, ville natale de son père Giovanni Battista Vivaldi. La première de l'œuvre fut donnée le 18 mars 1712 dans cette église à l'occasion de la fête des sept douleurs de la vierge Marie. Le Stabat Mater tombe ensuite dans l'oubli pour être redécouvert dans la première moitié du xxe siècle, comme de nombreuses œuvres du compositeur, et redonné pour la première fois en septembre 1939 par Alfredo Casella à Sienne dans le cadre de la Settimana Vivaldiana (Semaine vivaldienne).

Cette œuvre, en fa mineur, comprend neuf mouvements :
Stabat Mater dolorosa - Largo
Cuius animam gementem - Adagissimo
O quam tristis et afflicta - Andante
Quis est homo - Largo
Quis non posset contristari - Adagissimo
Pro peccatis suae gentis - Andante
Eia Mater, fons amoris - Largo
Fac ut ardeat cor meum - Lento

1712 vivaldi (antonio) - stabat mater (complet)
Antonio VIVALDI - Juditha triumphans
Juditha triumphans devicta Holofernis barbarie, numéro RV 644 dans le catalogue de Vivaldi, est un oratorio d'Antonio Vivaldi, le seul à nous être parvenu des quatre qui ont été composés par le musicien vénitien. Le livret, œuvre de Iacopo Cassetti, se fonde sur le récit biblique de Judith.

Le roi assyrien Nabuchodonosor envoie une armée contre Israël pour exiger qu'on lui paie les tributs en retard. Judith une jeune veuve juive, va implorer la pitié du conquérant assyrien Holopherne. Il tombe amoureux d'elle, qui feint de l'aimer elle aussi. Après avoir festoyé et bu tant et plus de vin, Holopherne s'assoupit. Judith alors lui coupe la tête, s'enfuit du camp ennemi et retourne victorieuse à Béthulie.

L'œuvre a été composée et représentée à Venise en 1716 à l'Ospedale della Pietà.
Le travail avait été commandé pour célébrer la victoire de la République de Venise sur les Turcs et la reconquête de l'île de Corfou. En juillet 1716, les Turcs y avaient débarqué et avaient assiégé l'île. La population résista à l'occupation, et en août, Venise signa une alliance avec le Saint-Empire romain germanique. Le 18 août, sous le commandement du comte Johann Matthias von der Schulenburg, la bataille décisive fut gagnée, forçant les Turcs à quitter l'île.
Juditha triumphans fut mise en scène à la Pietà en novembre et connut un grand succès. L'histoire de Judith et sa victoire contre l'envahisseur Holopherne était une allégorie de Venise vaincue et envahie par les Turcs. Le général vainqueur, von der Schulenburg, était présent à la représentation.

vivaldi - rv644 Juditha Triumphans - 29 - Pars Prior(choeur)
illustr: Veronese: Judith with the Head of Holofernes (1575-1580) (detail)
1716 vivaldi - judith triumphans
J.S. BACH - concertos brandebourgeois (integrale)
Les concertos brandebourgeois (titre original : Six Concerts à plusieurs instruments) sont un ensemble de six concertos de Johann Sebastian Bach (BWV 1046 à 1051) composés en 1721, et qui comptent parmi les plus renommés qu'il ait composés.

Le qualificatif de « brandebourgeois » est dû à Philipp Spitta qui, suivant l'usage germanique, fait référence au dédicataire, le margrave Christian Ludwig de Brandebourg.
1721 bach (js) - concertos brandbourgeois (complet)
J.S. BACH - Cantate 110 Unser Mund sei voll Lachens
L'aria du ténor comprend deux flûtes entrelacées pendant que le soliste décrit une élévation des pensées et des sens, suscitée par la pensée que Dieu fait homme entend que son peuple soit « Himmels Kinder » (enfants du ciel).
Unser Mund sei voll Lachens (Que notre bouche s’emplisse de joie) (BWV 110) est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig en 1725 pour le premier jour du Noël 1725, jour de sa création.
1725 bach (js) - cantate bwv 110
J.S. BACH - oratorios paques et ascension bwv 043, 006
L’Oratorio de Pâques, en allemand Oster-Oratorium (BWV 249) est un oratorio de Johann Sebastian Bach, achevé et donné le dimanche 1er avril 1725, dont trois versions ultérieures présentant des différences notables ont été conservées. Le texte, probablement rédigé par Picander, s'inspire d'un passage des Évangiles dans lequel les apôtres Pierre et Jean découvrent le tombeau vide de Jésus, le jour de Pâques. Ce serait plutôt une cantate qu'un oratorio, s'inspirant succinctement du récit évangélique pour s'orienter vers une méditation sacrée.

Bach donna cet oratorio deux jours après avoir fait entendre sa Passion selon saint Jean, le vendredi saint (30 mars) de 1725, sous les voûtes de l'église Saint-Thomas de Leipzig. Cet oratorio résulte d'un travail de parodie de la cantate profane dite « des bergers » BWV 249a donnée 5 semaines plus tôt, à Weissenfels.

Bach remanie l'ouvrage une dizaine d'années plus tard pour un Oratorium festo Paschali (Oratorio pour la fête de Pâques) et à nouveau après 1740.




Philippe Herreweghe dirigeert het Collegium Vocale - Gent
1725 bach (js) - oratorios paques et ascension (philippe herreweghe)(tout)
Antonio VIVALDI - les 4 saisons (complet)

1725 vivaldi (antonio) - les 4 saisons (complet)
J.S. BACH - Passion selon St Matthieu (intégrale)
La compassion, la passion pour l'autre, et l'abandon à la douleur constituent l'idée maîtresse de l'œuvre. La Passion selon saint Matthieu (BWV 244), oratorio de Johann Sebastian Bach, exécutée probablement pour la première fois le Vendredi saint 1727, compte parmi les grandes œuvres de la musique baroque. La Passion, partition monumentale en deux parties, dure environ 2 heures 45,

La Passion, d'inspiration protestante luthérienne, est écrite pour des voix solistes, un double chœur (chœur divisé en deux groupes indépendants) et deux orchestres. Elle allie deux éléments : le texte de l'Évangile et les commentaires. La sobriété relative, très dynamique, de récitatifs chantés par l'Évangéliste, dans lesquels interviennent fréquemment les protagonistes du drame (les personnages impliqués dans l'action ainsi que la foule - turba -, représentée par le chœur, à l'antique), fait donc alterner comme sur une scène de théâtre, le chant soliste et des épisodes choraux très puissants et expressifs. Des arie da capo (airs à reprise), également chantés par les voix solistes, reviennent sur chaque moment important. De nombreux chorals luthériens, magnifiquement harmonisés par Bach, installent le tout dans la liturgie protestante du jour de la Passion (le Vendredi saint). Pour des raisons aussi bien dramatiques que liturgiques, Bach fait parfois s'entremêler ces éléments, dans une rencontre entre différents plans, ou comme des liens qu'il établit entre le ciel et la terre.

Qu'elles soient de joie ou de peine, amères ou libératrices, toute l'œuvre paraît baigner dans les larmes : cf. le célèbre air d'alto, très italien (Erbarme dich, mein Gott, « Aie pitié, mon Dieu », no 47), chanté après que l'apôtre Pierre, sous l'emprise de la peur, a renié trois fois le Christ, et s'est mis à « pleurer amèrement » (fin du récitatif de l'Évangéliste : « und weinete bitterlich »), au souvenir de l'annonce qui lui avait été faite, par le Christ, de ce reniement.

Bach a composé également une Passion selon saint Jean, qui est donnée plus fréquemment : elle est plus courte et ne nécessite qu'un seul chœur au lieu de deux. Bach avait apparemment le projet d'écrire quatre Passions correspondant aux différents récits, par les quatre Évangélistes, de la dernière Cène (repas) et de l'institution de l'Eucharistie, de l'arrestation, de la condamnation à mort et de la Crucifixion de Jésus.

(Philippe Herreweghe Collegium vocale)
1727 bach (js) - passion selon st matthieu (complet) (Philippe Herreweghe) 1727
J.S. BACH - concerto pour 4 pianos BWV 1065 (complet)
Bach fut tout autant « transcrit » que « transcripteur », ce concerto n'est autre que le Concerto pour 4 violons en si mineur de Vivaldi (op. 3 no 10 RV580).

Les Concertos pour clavecin, BWV 1052-1065, sont des concertos pour clavecin, cordes et basse continue écrits par Johann Sebastian Bach. Il y a sept concertos pour un clavecin (BWV 1052-1058), trois concertos pour deux clavecins (BWV 1060-1062), deux concertos pour trois clavecins (BWV 1063-1064) et un concerto pour quatre clavecins (BWV 1065).

Bach est l'un des précurseurs dans le genre du concerto pour clavier. Dès 1721, le concerto brandebourgeois no 5 comporte une partie soliste importante pour le clavecin. Durant les années 1730, il utilise l'orgue comme instrument soliste dans des sinfonias. La main gauche doublait alors la basse continue avant de devenir progressivement plus autonome.

Douze concertos pour un clavecin devaient être écrits, en deux cahiers de 6. Le huitième (BWV 1059) reste cependant inachevé et il ne reste aucune trace des quatre derniers. Bach a écrit par ailleurs des concertos pour deux, trois et quatre claviers. Le Concerto Italien, contrairement à ce que peut laisser entendre son nom, est une œuvre pour clavecin seul.

Ces concertos sont joués de nos jours au clavecin, au piano-forte ou au piano. Bach disposait dès 1730 du second instrument au sein de l'orchestre qu'il dirigeait (le Collegium Musicum de Leipzig) et il n'est donc pas exclu qu'il ait pensé à celui-ci lors de la composition de certains de ces concertos.

La plupart de ces concertos sont des adaptations de pièces plus anciennes, parfois égarées. Leur structure est identique : mouvements vif-lent-vif et leur durée comparable (environ une vingtaine de minutes).


Ensemble: Tomer Lev, Berenika Glixman, Daniel Borovitzky, Raviv Leibzirer
1730 bach (js) - concerto pour 4 pianos (complet)
J.S. BACH - cantate bwv 214 Tonet ihr pauken
« Tönet, ihr Pauken! Erschallet, Trompeten! » des le chœur d'ouverture, l’œuvre est marquée de joie et d'humeur festive et est de nos jours l'une des plus populaires cantates profanes de Bach.
la cantate BWV 214, est une cantate profane de Johann Sebastian Bach, composée à Leipzig en 1733.
Bach composa cette cantate pour l'anniversaire de Marie-Josèphe d'Autriche, femme d'Auguste III de Pologne, Reine de Pologne et Grande Électrice de Saxe. Elle est également connue sous le titre « Glückwünschkantate zum Geburtstage der Königin ». Sa première représentation eut lieu le 8 décembre 1733 dans l'église de l'Université de Leipzig avec pour titre Dramma per musica. Certaines parties de cette œuvre séculaire ont été retravaillées pour être intégrées dans l'Oratorio de Noël.
Dans cette œuvre en neuf parties, le poète - inconnu - fait chanter les louanges de la Reine par quatre déesses mythologiques.
La cantate est écrite pour trois trompettes, timbales, deux flûtes traversières, deux hautbois, deux violons, alto et basse continue (avec orgue et basson) Il s'agit d'une des nombreuses cantates de félicitations des années 1733-1744 qui, du fait que leur création était liée à un personnage précis et pour une occasion unique, étaient destinées à une seule représentation. Il est possible que Bach ait voulu conserver les parties les meilleures et celles qui lui semblaient importantes en les reprenant dans son Oratorio de Noël.

illustr.GIOVANNI di paolo - expulsion du paradis
1733 bach (js) - cantate Tonet, ihr Pauken Erschallet bwv214 collegium Luks
J.B. PERGOLESE - stabat mater (complet)
Giovanni Battista Pergolesi le composa en 1736, à l’âge de 26 ans, peu avant sa mort d’une tuberculose. Affaibli par la maladie, il s’était retiré dans un monastère près de Naples.
Oeuvre baroque, ce concerto vocal -pour soprano et alto- frappe cependant par sa simplicité, voire son dépouillement. Certaines parties sont pourtant très influencées par l’opéra naissant.
Stabat mater dolorosa… (« La mère se tenait debout, douloureuse… ») décrit avec variété et intensité la souffrance de la mère pour son fils. Ce chef d’oeuvre valut une immense célébrité posthume à son auteur, et le Stabat mater fut l’oeuvre la plus éditée et jouée jusqu’à probablement la fin du XIXème siècle.
1737 pergolese (jean-baptiste) - stabat mater (complet)
J.S. BACH - variations goldberg pour clavier BWV 988 (Glenn Gould)
Cette œuvre, composée au plus tard en 1740, constitue un des sommets de la forme « thème avec variations », et une des pièces les plus importantes écrites pour clavier. L'œuvre est d'une richesse extraordinaire de formes, d'harmonies, de rythmes, d'expression et de raffinement technique, le tout basé sur une technique contrapuntique inégalable.

Écrites vers le début des dix dernières années de la vie de Bach, elles inaugurent la série des œuvres mono-thématiques et contrapuntiques de sa musique instrumentale. On retrouve l'importance de ces Variations Goldberg dans le manuscrit autographe de la main de Bach, qui n'a été découvert qu'en 1974 en Alsace par Olivier Alain : parmi les additifs et corrections, Bach a ajouté une série de « quatorze canons sur les huit premières notes fondamentales de l'Aria », dont le principe se retrouve dans ses œuvres plus tardives, telles que L'Offrande musicale et L'Art de la fugue.

Elles sont initialement destinées au clavecin à deux claviers, l'usage fréquent de croisements de mains rendant leur interprétation difficile sur un seul clavier.
1740 bach (js) - variations goldberg (complet)
G.F. HAENDEL - le Messie (complet) (London Philharmonic)
Le Messie (Messiah, HWV 56) est un oratorio composé en 1741 par Georg Friedrich Haendel. C'est une de ses œuvres les plus populaires
L'œuvre est écrite pour orchestre et chœur, avec cinq solistes (soprano, mezzo-soprano, contralto, ténor et basse), elle comprend une ouverture, une sinfonia pastorale et 51 récitatifs, airs et chœurs.

Haendel a dirigé de nombreuses fois le Messie, adaptant souvent l'œuvre aux circonstances, si bien qu'aucune version ne peut être considérée comme étant plus authentique que les autres.

Le texte réfère principalement à la résurrection du Messie et à la rédemption qu'elle opère : l'œuvre fut écrite pour le temps de Pâques et jouée pour la première fois lors de cette fête.

L'oratorio a été écrit en 1741 à Londres un livret en anglais de Charles Jennens inspiré de la Bible. La musique pour le Messie a été achevée en 24 jours de composition rapide.

Haendel met à la disposition de la prédication le ressort dramatique et musical de l'opéra. Bien que considéré comme un « oratorio sacré », le Messie est résolument sorti de l'église, davantage que bien des œuvres créées dans ce genre ; donné sur scène, il épouse toutes les ressources dramatiques et musicales de la scène,

L'œuvre est divisée en trois parties, compilées de l'Ancien et du Nouveau Testament :

Ancien et Nouveau Testament (c'est-à-dire, dans ce dernier, les Évangiles) : les prophéties de l'Incarnation du Christ, l'Annonciation et la Nativité.

Ancien Testament (les Lamentations du prophète Jérémie, les Psaumes) et Nouveau Testament : la Passion, la Résurrection et l'Ascension du Christ.

Nouveau Testament : cette dernière partie, plus courte, se présente comme une réflexion sur le rôle rédempteur du Christ, la vie l'emportant définitivement sur la mort (dans l'optique de saint Paul, largement mis à contribution ici).
1741 haendel (gf) - le messie (complet)
J.S. BACH - l'art de la fugue (integrale)
Considéré depuis longtemps comme l'œuvre ultime de Bach, L'Art de la fugue représente l'apogée de son style d'écriture, le sommet du style contrapuntique et l'une des plus grandes prouesses de la musique occidentale.
L'Art de la fugue est une œuvre inachevée de Johann Sebastian Bach (BWV 1080). Bach a commencé sa composition aux alentours de 1740 ou 1742, et l'a mise au propre vers 1745. Cette première version contient 12 fugues et 2 canons. Il a poursuivi le travail jusqu'à sa mort, en 1750.
Il est aujourd'hui communément admis que l'Art de la Fugue a été écrit pour le clavier, bien que d'autres exécutions soient possibles.

L'Art de la fugue a inspiré ou émerveillé bon nombre de compositeurs qui l'ont redécouverte, parmi lesquels Mozart, Beethoven et Alban Berg. La référence à l'écriture contrapuntique de Bach, telle un modèle absolu de rigueur et de perfection, se retrouve dans plusieurs de leurs œuvres : la Neuvième Symphonie de Beethoven, la Symphonie Jupiter ou La Flûte enchantée de Mozart.

L'œuvre a parfois été considérée comme un exercice intellectuel sur le contrepoint que Bach ne destinait pas à être joué. Si faire entendre l'ensemble (une bonne heure de contrepoint en ré mineur) ne faisait peut-être pas partie des intentions de l'auteur, les contrepoints, pris individuellement, ne se distinguent pas du reste de la production du Cantor ; or celle-ci a toujours été destinée à être pratiquée. De plus, les nombreux concerts, éditions et enregistrements consacrés à L'Art de la Fugue ont manifesté son appartenance au répertoire, plutôt qu'à la bibliothèque.

L’œuvre semble inachevée. En effet, le manuscrit du contrepoint XIX s'arrête brutalement au milieu de la mesure 239, mais la question de son appartenance au recueil est toujours controversée. De plus, de nombreux musicologues, en effectuant une analyse systématique du recueil, ont supputé que Bach avait l'intention d'écrire d'autres contrepoints, pour des raisons de symétrie ou de complétude.
1742 bach (js) - art de la fugue (complet) 1742
J.S. BACH - concerto pour 2 violons bwv 1043

1743 bach - concerto pour 2 violons bwv 1043
J.S. BACH - l'Offrande musicale (integrale)
Musikalisches Opfer (en français : L'Offrande musicale) est une œuvre instrumentale de Johann Sebastian Bach (BWV 1079) composée en 1747 durant la période où le musicien travaillait à Leipzig.
L'Offrande musicale est aujourd'hui considérée comme une des plus grandes œuvres de Johann Sebastian Bach, au même titre que L'Art de la fugue et que les Variations Goldberg (œuvres composées dans la même période, sur un même principe esthétique).

Le roi Frédéric II de Prusse était un passionné de musique, bon flûtiste et compositeur amateur bien doué. Il avait développé ce talent en cachette de son père le roi Frédéric-Guillaume Ier de Prusse, qui dès son avènement avait licencié de sa cour les artistes (partis ensuite faire le bonheur de cours mineures comme celle d'Anhalt-Köthen où devait officier le jeune Johann Sebastian Bach de 1717 à 1723).

Le 7 mai 1747, le roi reçoit Johann Sebastian Bach qui était venu voir son fils Carl Philipp Emmanuel, engagé à la cour du souverain. Il était accompagné de son fils Wilhelm Friedemann Bach. Frédéric II lui fait essayer ses nombreux instruments à claviers (clavecins, et les nouveaux piano-forte). Au cours de la soirée, Johann Sebastian Bach demande au roi de lui soumettre un thème qu'il lui joue à la flûte et lui propose d'improviser et développer un discours musical à partir de ce thème. La légende raconte que Johann Sebastian Bach improvise alors longuement des variations, et s'excuse de ne pouvoir plus élaborer sur ce sujet si difficile après avoir interprété le célèbre Ricercare à 6 voix. Cependant, d'autres témoignages montrent qu'après avoir improvisé une fugue à trois voix, Bach s'excuse de ne pouvoir satisfaire au souhait du roi d'improviser à 6 voix1 ; le Ricercare sera composé ultérieurement par écrit et, de retour chez lui, Bach se remet au travail en écrivant tout ce qu'il avait improvisé, tout en enrichissant le contenu qu'il fait parvenir au roi le 7 juillet sous le titre de l'Offrande musicale.

« Entre autres choses, [Frédéric II] me parle de la musique et d'un grand organiste nommé [Carl Phillip Emanuel] Bach, resté pendant un certain temps à Berlin. Cet artiste est doté d'immenses talents, supérieurs à ce que je n'ai jamais entendu ou imaginé, pour ce qui est de la profondeur de la connaissance de l'harmonie et de la puissance de l'interprétation. Néanmoins, ceux qui ont connu son père pensent que son fils ne l'égale pas ; le roi s'accorde avec ce jugement et pour le prouver, une personne chante pour moi [le thème d']une fugue chromatique qu'il avait donné au vieux Bach et sur laquelle devant lui il avait improvisé une fugue à 3, puis à 4 et enfin à 5 voix. »
— Gottfried van Swieten

L'ensemble de ces pièces est très riche au niveau du contrepoint ; Bach développe ici des canons (de deux à huit voix), des ricercares, des fugues canoniques et une sonate en trio. Certaines pièces sont écrites pour clavecin seul, et d'autres sur plusieurs portées (ensemble instrumental). Ainsi, le manuscrit du ricercare à 6 voix est écrit sur 6 portées, chacune ayant sa clef correspondante, mais la partition ne précise pas la nature de l'instrument qui doit exécuter la ligne mélodique (ce type d'écriture est également présent dans l'Art de la fugue, où les quatre voix ne sont pas précisées). Ceci traduit le fait que Bach concevait la musique autant comme un jeu d'écriture qu’un jeu instrumental.
1747 bach (js) - offrande musicale (complet) 1747
J.S. BACH - Messe en si mineur (integrale)
La Messe en si mineur est une œuvre musicale composée par Johann Sebastian Bach (BWV 232), pour deux sopranos, un contralto, un ténor, une basse, un chœur et un orchestre.

La Messe en si mineur est essentiellement composée d'un assemblage de diverses pages puisées dans différents ouvrages antérieurs du compositeur et réécrites par lui selon le procédé dit de la parodie (au sens ancien du terme : « texte composé pour être chanté sur une musique connue ») : par exemple la cantate BWV 12 a fourni la matière du Crucifixus, l’Hosanna est repris de la cantate BWV 215, l’Agnus Dei provenant quant à lui de l’Oratorio de l'Ascension (BWV 11). Seul un tiers de l'œuvre environ consiste en compositions « originales ». La parodie est un processus relativement courant chez Bach, comme d'ailleurs chez maints compositeurs de l'époque, car c'était souvent la seule manière de donner à entendre de nouveau des pièces que leurs auteurs estimaient particulièrement réussies.

La tonalité de si mineur, comme le veut l'usage, vient de la première pièce (Kyrie eleison), les autres numéros étant, à l'exception du n° 26 (Agnus Dei en sol mineur), dans les tons voisins, particulièrement dans la gamme relative, c'est-à-dire ré majeur (13 sur les 27 numéros).

(Philippe Herreweghe Collegium Vocale)
1749 bach (js) - messe en si (complet)
MOZART - Grande Messe en ut m - kyrie
La messe en ut mineur1, KV 427, (en allemand : Große Messe ) est une œuvre inachevée de Wolfgang Amadeus Mozart écrite en 1782 considérée comme une de ses œuvres majeures. Mozart la composa à Salzbourg, alors qu'il allait se marier avec Constanze Weber et que sa carrière de compositeur de musique sacrée auprès du prince-archevêque Colloredo était révolue ; il avait en effet promis à son père d'écrire une œuvre sacrée s'il parvenait à épouser Constanze, alors gravement malade. Cette messe fut directement influencée par l'art contrapuntique de Jean-Sébastien Bach.
1782 mozart (wa) - messe en ut
W.A. MOZART - concerto pour piano K21
Le Concerto pour piano no 21 en ut majeur, K. 467, est un concerto pour piano du compositeur classique Wolfgang Amadeus Mozart. Il fut composé le 9 mars 1785 à Vienne, peu de temps après le Concerto pour piano en ré mineur, K. 466.
Alors que le précédent concerto pour piano de Mozart était plus vif et passionné, celui en ut majeur est empreint de calme et de majesté. Ce ne fut pas la seule fois que Mozart écrivit d'affilée deux œuvres au caractère très différent l'une de l'autre. Il y eut également les Quintettes à cordes K. 515 et 516 ainsi que les symphonies no 40 (K. 550) et no 41 (K. 551).

Le 2e mouvement aux ondoiements angéliques recèle une angoisse perceptible à même les quelque vingt modulations qui apparaissent à tour de rôle en quelque cent mesures. Olivier Messiaen dit de cet Andante qu'il est l'« une des plus belles [mélodies] de la musique de Mozart et de toute la Musique... »3.
Cet Andante fait partie de la trame sonore du film Elvira Madigan du réalisateur Bo Widerberg.








Portrait inacheve de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) par Joseph Lange. C onservation : Mozarteum Salzbourg, Autriche.
1785 mozart (wa) - concerto pour piano k21
L.V. BEETHOVEN - hymne à la joie (10000 chanteurs à Osaka)

1786 beethoven (ludwig van) - ode a la joie (9e symphonie 4e mt) (complet)
L.V. BEETHOVEN - symphonie n9 et "ode à la joie" (complet)

1786 beethoven (luwig van) - symphonie n9 (complet)
W.A. MOZART - la flute enchantée
La Flûte enchantée, K. 620, dont le titre original en allemand est Die Zauberflöte, est un singspiel composé par Mozart sur un livret d'Emanuel Schikaneder.
La première représentation a lieu le 30 septembre 1791 dans les faubourgs de Vienne, au théâtre de Schikaneder, petite salle en bois fréquentée par un public plus populaire que celui d'une salle d'opéra habituelle. Du fait de son succès, la 100e représentation est atteinte un an plus tard. C'est dans cet opéra que l'on entend le célèbre air de la Reine de la Nuit et plusieurs autres airs ou chœurs, comme l'air de l'oiseleur, le duo de Tamino et Pamina, les deux airs de Sarastro, dont l'un avec chœur, etc.
Ont inspiré Schikaneder : le Dschinnistan (de), recueil de contes de Christoph Martin Wieland et August Jacob Liebeskind (de) (Lulu ou la Flûte enchantée et Les Garçons judicieux) et Thamos, roi d’Égypte, drame de Tobias Philipp von Gebler (de).
1791 mozart (wa) - la flute enchantee complet
W.A. MOZART - Requiem (integrale)
La messe de Requiem en ré mineur (KV. 626), de Wolfgang Amadeus Mozart, composée en 1791, est une œuvre de la dernière année de la vie de Mozart, mais pas exactement la dernière œuvre du compositeur. Elle n'est de la main de Mozart que pour les deux tiers environ, la mort en ayant interrompu la composition. Elle reste néanmoins une de ses œuvres majeures et emblématiques. Sa veuve, Constance, pour pouvoir honorer malgré tout la commande et ne pas avoir à rembourser l'avance octroyée lors de la commande, d'une part, et réhabiliter la mémoire de son marin 1 en vue d'obtenir une pension impériale d'autre part, demanda à Joseph Eybler, puis à Franz Xaver Süßmayr de terminer la partitionn 2. Le Requiem a suscité de nombreuses légendes, tant du fait des circonstances insolites de sa commande que de la difficulté de distinguer exactement ce qui était de la main de Mozart et ce qui ne l'était pas.

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1791 mozart (wa) - requiem (complet)
L.V. BEETHOVEN - concerto pour piano n3 (complet) (Alfred Brendel - Claudio Abbado)
ce concerto s'éloigne du style Mozartien des deux précédents et est devenu depuis le xixe siècle un modèle du genre par son équilibre formel et par sa conduite du discours musical, qui repose sur l’association de la virtuosité du soliste à la densité de l'orchestre
Le Concerto pour piano et orchestre no 3 en ut mineur, opus 374 est le troisième des cinq concertos pour piano de Ludwig van Beethoven. Composé tout juste après l'écriture du Testament de Heiligenstadt et contemporain de sa Troisième symphonie (1803 - 1804), . Ce n'est pas la première œuvre majeure de Beethoven en ut mineur préfigurant le romantisme : le compositeur avait déjà écrit la Sonate « pathétique » (1798 - 1799) ainsi que le Quatuor à cordes nº 4 op. 18 (1799 - 1800)5. Suivra quelques années plus tard la Cinquième symphonie (1808), qui sera très influencée par ce concerto, par exemple du fait que son pont suive exactement le même système tonal.

Ce troisième concerto conserve toujours une structure classique en trois mouvements, le premier étant de forme sonate, le deuxième de forme lied et le dernier un mélange entre le rondo et la forme sonate (procédé souvent utilisé par Beethoven), mais est l'une des premières œuvres du compositeur à reposer sur des éléments pré-romantiques, illustrant bien le début de « la période du milieu » chez le compositeur. Il possède aujourd'hui une grande place dans le répertoire pianistique et a été interprété par de nombreux solistes, depuis sa création en 1803 au Theater an der Wien par le compositeur lui-même, tels Arthur Rubinstein, Emil Guilels, Wilhelm Kempff, Alfred Brendel, Martha Argerich, Sviatoslav Richter, ou encore plus récemment Evgeny Kissin ou Murray Perahia à la Salle Pleyel en novembre 2012 avec l'Academy of St Martin-in-the-Fields.
1804 beethoven (ludwig van) - concerto pour piano n3 (complet)
L.V. BEETHOVEN - symphonie n3 "héroïque" (complet)
circa 1805: German composer and pianist Ludwig van Beethoven (1770 - 1827). Original Artwork: Engraving after painting by Kloeber (Photo by Hulton Archive/Getty Images)
1804 beethoven (lv) - symphonie n3 eroique (complet)
L.V. BEETHOVEN - fantaisie pour piano orch. et choeur op 80 (complet)
La Fantaisie pour piano, chœurs et orchestre en do mineur, opus 80, de Ludwig van Beethoven, fut composée en décembre 18081. La partie chorale est écrite sur un poème de Christophe Kuffner (1780 – 1846).
Le 22 décembre 18081 un grand concert eut lieu au Théâtre an der Wien : Beethoven avait organisé une soirée consacrée exclusivement à ses œuvres au cours de laquelle il devait intervenir en tant que pianiste et chef d’orchestre. Le programme, qui comprenait notamment les premières de la Cinquième symphonie et de la Symphonie pastorale, semblait résumer l’étonnante variété et la personnalité complexe du compositeur.

Pour conclure la soirée de ce concert mémorable de plusieurs heures, Beethoven désirait « un finale brillante » qui devait unir dans une même pièce œuvre les différentes composantes musicales mises en valeur au cours de la soirée : le piano, le chœur et l’orchestre. La Fantaisie op.80, écrite quelques jours auparavant seulement, joue ce rôle. Beethoven fit appel au poète Christoph Kuffner pour établir le texte, d’après ses indications. Le thème développé – celui de la fraternité universelle par la rencontre des arts – ressemble beaucoup à celui de l’« Ode à la Joie » de Schiller que Beethoven désirait également mettre en musique depuis sa jeunesse, et qui a pris sa forme définitive dans le final de la 9e Symphonie. Différent points communs – en particulier le traitement choral introduit par des variations instrumentales fondées sur l’utilisation d’un thème très simple, et la parenté évidente entre ce thème et celui de l’Hymne à la Joie - rapprochent la Fantaisie op.80 de la Neuvième symphonie, au point que l’on a vu dans la première une esquisse de la seconde. La liberté formelle du genre de la fantaisie a permis à Beethoven de réunir dans une œuvre de courte durée l’aspect intimiste de la musique pour piano et la musique de chambre, et le côté expansif de la musique symphonique avec chœur.

La Fantaisie est construite en deux parties d’ampleur inégale (voir section suivante). Au cours du concert du 22 décembre 1808, que Beethoven voulait représentatif des divers aspects de son talent, aucune autre œuvre n’aurait pu mieux servir de conclusion que cette fantaisie puisque le compositeur y joua successivement le rôle de virtuose avec sa cadence initiale, de simple accompagnateur dans les variations avec flûte et hautbois, et de soliste dans son dialogue concertant avec l’orchestre et le chœur ; après cette fantaisie, dédiée au roi Maximilien-Joseph de Bavière1, Beethoven n’est revenu qu’une seule fois au piano concertant, quelques mois seulement après, en composant son concerto « l’Empereur » qui curieusement, commence lui aussi par une grande cadence de type improvisé.

Structure
La Fantaisie est construite en deux parties d’ampleur inégale,
un Adagio – une grande cadence pour le piano de 26 mesures, réarrangée après le concert, Beethoven s’étant ce jour-là vraisemblablement lancé dans une improvisation. L'arrangement consiste en un accompagnement des cordes. Seul le matériel d'orchestre (de la main de Beethoven) a existé pendant longtemps. La partition complète a été rassemblée aux USA en 2010, et l'œuvre donnée "en première mondiale" le 25 mars 2011 à Liège par l'Orchestre Symphonique des Jeunes du Conservatoire4,5
et un grand Finale de près de 600 mesures, lui-même divisé en plusieurs sections de différents tempi :
Allegro (variations instrumentales),
Allegro molto avec piano concertant,
Adagio ma non troppo, longue mélodie rêveuse qui rappelle le mouvement lent de certaines sonates pour piano,
Assai vivace au rythme de la marche, qui n’est pas sans évoquer la Marche Turque de la 9e Symphonie,
enfin, Allegretto et Presto avec la participation du chœur.
1808 beethoven (lv) - fantaisie choral pour piano orch et choeur op80 (complet)
L.V BEETHOVEN - concerto pour piano n5 "l'Empereur" (complet) (Helene Grimaud - Paavo Jarvi)
Si l'on a pu dire du quatrième que c′était son plus intime, on peut désigner le cinquième comme son plus explicite, son plus ouvert.
Beethoven commença son Concerto pour piano en 1808, en même temps que les préparatifs de guerre de l'Autriche contre Napoléon, un événement qui influença certainement l'atmosphère militaire de cette œuvre. La composition fut interrompue par les bombardements et l'occupation de Vienne par la Grande Armée le 12 mai 1809 ; un armistice général était signé deux mois après :

Le Concerto pour piano en mi bémol majeur opus 73 (connu aussi sous le nom de L'empereur) est le dernier des cinq concertos pour piano de Ludwig van Beethoven. Sa composition commence vers 1808-1809 et est à peu près contemporaine de celle de ses Cinquième et Sixième symphonies. Si l'on a pu dire du quatrième que c′était son plus intime, on peut désigner le cinquième comme son plus explicite, son plus ouvert.
1809 beethoven (lv) - concerto n5 empereur (complet)
L.V. BEETHOVEN - symphonie n6 "pastorale" (complet)

1809 beethoven (lv) - symphonie n6 pastorale (complet)
L.V. BEETHOVEN - symphonie n7 (complet)

1812 beethoven (lv) - symphonie n7 (complet)
Franz SCHUBERT - Moments musicaux pour piano
Les Moments musicaux, D. 780, op. 94, de Franz Schubert sont six pièces pour piano de la période créatrice tardive du musicien. Le premier éditeur de ces pièces les avait intitulées, dans un français approximatif, Momens musicals, un titre sous lequel on s'y réfère encore parfois.
Leur genèse comporte beaucoup d'inconnues et leur écriture s'étale entre 1823, date de l'édition de l'Air russe (le plus connu du cycle) et 1827, date de l'édition de l'intégralité des pièces. La Plainte du troubadour a été également publiée séparément en 1824. La cohérence d'atmosphère n'est donc probablement que d'apparence. Elles semblent, en tout cas, antérieures à ses impromptus. Les manuscrits autographes en ont été perdus.
1824 schubert (franz) - moments musicaux alfred brendel @@ (classique piano)
Felix MENDELSSOHN - songe d'une nuit d'été (complet)
Ein Sommernachtstraum (Le Songe d’une nuit d’été en français) est une ouverture (op. 21) et une musique de scène (op. 61) de Felix Mendelssohn. Figurant parmi ses œuvres les plus célèbres, elles ont été composées pour la comédie de William Shakespeare, A Midsummer Night’s Dream.
L’ouverture, composée durant l’été 1826, alors que le compositeur n’avait que dix-sept ans, sera complétée en 1843 de la musique de scène à la demande du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV.
Le 26 août 1826, l'ouverture fut terminée. Sa première exécution en public eut lieu en février 1827 à Stettin, sous la direction de Carl Loewe. À cette époque, Mendelssohn n'envisageait pas de composer une suite à cette ouverture. Cette question ne devint actuelle que lorsque Frédéric-Guillaume IV de Prusse songea à faire représenter l'œuvre au nouveau palais de Potsdam. Malgré ses lourdes charges en tant que chef de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, directeur du Conservatoire de la même ville et directeur général de la musique de Prusse, Mendelssohn accepta la commande et composa l'œuvre en 1843. Sa première exécution fut donnée le 14 octobre 1843.
1826 mendelssohn (felix) - songe nuit ete
Frederic CHOPIN - concerto pour piano n2 (complet)

1829 chopin (frederic) - concerto pour piano n2 (complet) (khatia buniatishvili - j-claude casadesus)
Frederic CHOPIN - concerto pour piano n2 (complet)

1829 chopin (frederic) - concerto pour piano n2 (complet)
Frederic CHOPIN - concerto pour piano n1 (complet) (Martha Argerich - Jacek Kaspszyk)

1830 chopin (frederic) - concerto pour piano n1 (complet)
Felix MENDELSSOHN - concerto pour piano n1 (complet)
Yuja Wang, Kurt Masur
1831 mendelssohn (felix) - concerto pour piano n1 (complet)
Robert SCHUMANN - concerto pour piano en la m (complet)
Le Concerto pour piano en la mineur op. 54 de Robert Schumann, achevé en 1845, est un concerto pour piano de l'ère romantique.
C'est d'ailleurs le seul concerto pour piano que le compositeur allemand acheva, trois projets antérieurs étant restés inachevés.
L'œuvre fut créée à Dresde le 4 décembre 1845 par Clara, la femme du compositeur, au piano, et Ferdinand Hiller, dédicataire de la pièce; puis reprise à Leipzig, le 1er janvier 1846, sous la direction de Felix Mendelssohn.
Le concerto n'eut pas un succès immédiat. Cela s'explique partiellement par le fait qu'il n'a pas été conçu comme un morceau de bravoure.
Le concerto de Schumann, comme ceux de Chopin, pourrait avoir servi de modèle à Grieg pour la composition de son propre concerto (dont la tonalité est similaire).
La valeur lyrique de ce concerto a souvent été soulignée. La diversité thématique, notamment, en est remarquable. Plus intimiste et moins brillant que ceux de Chopin ou de Liszt, plus proche de ceux de Beethoven.
L'œuvre dure une trentaine de minutes.
1845 schumann (robert - concerto pour piano en la m (complet)
Franz LISZT - concerto pour piano n1 (complet) (Martha Argerich Daniel Barenboim)

1852 liszt (franz) - concerto pour piano n1 (complet) (complet)
Franz LISZT - les preludes (poeme symphonique)
L'œuvre musicale Les Préludes est le plus célèbre poème symphonique du compositeur hongrois Franz Liszt.
Composé entre 1845 et 1853, il est créé le 23 février 1854 au théâtre de la Cour de Weimar sous la direction du compositeur.
Au départ, Liszt voulait faire de cet ouvrage une introduction à une plus large composition chorale d'après des poèmes de Joseph Autran. Il abandonne l’idée et transforme celui-ci en une pièce symphonique autonome, typique de la musique à programme.
Elle serait ainsi partiellement fondée, selon un certain nombre d'analystes sur Les Préludes, ode extraite des Nouvelles Méditations poétiques d’Alphonse de Lamartine. Les quatre sections de la partition correspondent aux divisions du poème.
D'autres y voient au contraire l'ouverture d'une cantate de Joseph Autran. La partition porte en exergue : « notre vie est-elle autre chose qu'une série de préludes à ce chant inconnu dont la mort entonne la première et solennelle note ?... »
1854 liszt (franz) - les preludes (poeme symphonique) (complet)
Johannes BRAHMS - concerto pour piano n1 (complet)

1858 brahms (johannes) - concerto pour piano n1 (complet)
Cesar FRANCK - symphonie en re m (complet)
Philadelphia Orchestra, Ricardo Muti, conductor
1860 franck (cesar) - prelude symphonique (complet
Camille SAINT-SAENS - rondo capriccioso pour violon et orchestre
Tanja Sonc, violin
Slovenian Philharmonics;
conductor: Keri-Lynn Wilson
1863 saint-saens (camille) - rondo capriccioso
Modeste MOUSSORSKI - une nuit sur le mont chauve
Une nuit sur le mont Chauve est un poème symphonique écrit par Modeste Moussorgski.
Il existe plusieurs versions. Les deux versions les plus notables ont été orchestrées par l'auteur et par son ami Rimski-Korsakov. Moussorgski termina son travail durant l'été 1867, à l'occasion d'un séjour dans la maison de son frère à Minkino. Rimski-Korsakov orchestra la partition en 1886, 5 ans après la mort du compositeur, et l'appela une « fantaisie pour orchestre ». Cette version a été créée sous la direction de Rimski-Korsakov le 27 octobre 1886 dans le cadre des Concerts symphoniques russes. La version originale, plus âpre, plus slave, plus authentique, a été publiée en 1968 et gagne progressivement en notoriété. Il existe également deux versions conduites par le chef d'orchestre du xxe siècle Leopold Stokowski, dont l'une a été utilisée dans le film d'animation de 1940 de Walt Disney Fantasia.
La pièce est inspirée d'une nouvelle de Nicolas Gogol, La Nuit de la Saint-Jean, qui met en scène le sabbat des sorcières. Le titre initial en était : Nuit de la Saint-Jean sur le mont Chauve. Moussorgski aurait écrit son œuvre après une promenade sur la colline de Lysa Hora non loin de Kiev
1867 moussorgski (photo-de-modeste) - une nuit sur le mont chauve
Edvard GRIEG - concerto pour piano (complet)
Le Concerto pour piano en la mineur op. 16, d'Edvard Grieg est le seul concerto que Grieg ait achevé. C'est une de ses plus célèbres œuvres et l'un des plus grands concertos du répertoire pour piano.
Le concerto fait partie des œuvres de jeunesse de Grieg, étant composé en 1868 (il a alors 25 ans) à Søllerød au Danemark, durant un de ces séjours où Grieg aime profiter du climat plus chaud de ce pays plus méridional que sa Norvège natale.
1868 grieg (edvard) - concerto pour piano (complet)
Modeste MOUSSORSKI - tableaux d'une exposition (orchestration Ravel)
Tableaux d'une exposition, est une « série de dix pièces pour piano » composée par Modeste Moussorgski en juin et juillet 1874. L'œuvre est dédiée à Vladimir Stassov.
De nombreuses fois arrangée et transcrite pour diverses formations, c'est dans l'orchestration symphonique réalisée par Maurice Ravel en 1922 que l'œuvre est le plus jouée et enregistrée.
1874 moussorski (modeste) - tableaux d une exposition (complet)
Georges BIZET - Carmen (opéra) (intégrale)
Carmen est un opéra-comique en quatre actes de Georges Bizet, sur un livret d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d'après la nouvelle Carmen, de Prosper Mérimée. Créée le 3 mars 1875 à l'Opéra-Comique sous la direction d'Adolphe Deloffre, l'œuvre ne rencontra pas le succès escompté, ce qui affecta beaucoup le compositeur, lequel a pris une revanche posthume éclatante, puisque aujourd'hui Carmen est un des opéras les plus joués dans le monde.
1875 bizet (georges) - carmen (opera)
Camille SAINT-SAENS - concerto pour piano n4 (complet)

1875 saint-saens (camille) concerto pour piano n4 (complet)
P.I. TCHAIKOVSKI - le lac des cygnes (ballet) (complet)

1876 tchaikovski (piotr illytch) - le lacdes cygnes (ballet) (complet) 1876
P.I. TCHAIKOVSKI - concerto pour violon (complet)
Le Concerto pour violon en ré majeur op. 35, de Tchaïkovski fut composé en mars et avril 1878.
La première représentation eut lieu à Vienne, en Autriche, le 22 novembre / 4 décembre 1881, avec le violoniste Adolf Brodsky sous la direction de Hans Richter.
L'exécution du concerto dure approximativement 35 minutes et la partition est dédiée à Adolf Brodsky. Il était originellement écrit pour Leopold Auer, mais celui-ci refusa de la jouer en raison de sa difficulté ; ce dernier reviendra plus tard sur sa décision, mais en modifiant certains passages de la partie soliste. Bien qu'il ait écrit trois concertos pour le piano, Tchaïkovski n'en a écrit qu'un seul pour le violon.
1878 tchaikovski (piotr illytch) - concerto pour violon (complet) 1878
P.I. TCHAIKOVSKI - concerto pour piano n1 (complet) (Martha Argerich)

1879 tchaikovski (piotr illytch) - concerto pour piano n1 (complet)-530-855
Alexandre BORODINE - dans les steppes de l'Asie centrale (poème symphonique) (complet)
'Dans les steppes de l'Asie centrale' est un poème symphonique écrit par Alexandre Borodine, sur commande pour le vingt-cinquième anniversaire du règne de l'empereur Alexandre II, en 1880. L'œuvre est dédiée à Franz Liszt.

C'est une œuvre musicale descriptive qui nous fait entendre plusieurs éléments extra-musicaux :
le son tenu dans l'aigu (le désert)
les contretemps aux cordes en pizzicato (pas des chevaux et des chameaux)
le thème du chant russe (évoquant les soldats russes)
le thème oriental (évoquant la caravane).
L'orchestre est composé de : deux flûtes, un hautbois, un cor anglais ; deux clarinettes, deux bassons, quatre cors ; deux trompettes, trois trombones ; timbales ; cordes (violons I et II - altos - violoncelles - contrebasses).

Sur une longue note tenue dans l'aigu des violons (évoquant le désert) et la clarinette expose le thème du chant russe. Le cor le reprend plus grave en lui ajoutant le sentiment d'une chose lointaine. Un rythme régulier (évoquant la marche de la caravane en Asie centrale) naît aux cordes (pizzicati) et se maintiendra pendant presque toute l'œuvre. Le second thème, un chant oriental très mélancolique, est joué par le cor anglais. La caravane passe devant nous. Le thème russe présenté aux bois puis aux cors éclate presque brutalement. Enfin, les deux mélodies se superposent. Le diminuendo reprend des fragments du thème russe qui retentit une dernière fois à la flûte sur une note tenue aiguë, comme au début du morceau.

Dans les steppes de l'Asie centrale est donc une œuvre du xixe siècle descriptive. Le courant artistique de l'époque était le romantisme.

L'exécution de la pièce dure environ dix minutes.
1880 borodine (alexandre) - steppes asie centrale (poeme symphonique) (complet)
Nicolai RIMSKY-KORSAKOV - Sheherazade (poeme symphonique) (complet)
Shéhérazade op. 35, est un poème symphonique de Nikolaï Rimski-Korsakov créé à Saint-Pétersbourg le 3 novembre 1888 dans le cadre des Concerts symphoniques russes.
Shéhérazade est en quelque sorte à mi-chemin entre la Symphonie fantastique d'Hector Berlioz (1830) et le poème symphonique "Les Préludes" composé par Franz Liszt en 1854. C'est une pièce en quatre mouvements comportant deux thèmes principaux : celui de Shéhérazade (violon et harpe) et celui du sultan (cuivres). Ils subissent tous deux des transformations expressives à l'image du thème de la femme aimée chez Berlioz. C'est en cela que cette pièce conserve certains critères habituels de la suite.

Cependant, son argument (les contes des Mille et une nuits) est plus proche du poème symphonique, en ce sens qu'il est moins précis que celui de la Symphonie fantastique. Il sert ainsi l'ébauche du futur poème symphonique. À cela il faut ajouter que le compositeur s'est toujours insurgé à ce qu'on fasse une lecture « habituelle » de cette œuvre, en y voyant par exemple des personnages évoluer et agir clairement. C'est tout à fait l'inverse de la démarche de Vivaldi dans sa partition des Quatre Saisons accompagnée de quatrains poétiques évoquant précisément le programme de chaque mouvement, ou de ce que fera Prokofiev dans Pierre et le Loup, avec des instruments représentant des personnages par le biais de thèmes récurrents.

Deux ans après la mort de Rimski-Korsakov, Michel Fokine crée, le 4 juin 1910, une chorégraphie pour les Ballets russes, utilisant une compilation de l’œuvre originale du compositeur.

Shéhérazade est un personnage de fiction du livre des Mille et Une Nuits. Le roi de Perse, Shahryar, fait exécuter sa femme pour cause d'adultère. Prétendant que toutes les femmes sont perfides, il décide d'épouser chaque jour une vierge qu'il fait exécuter au matin de la nuit de noces pour se venger. Shéhérazade, fille aînée du grand vizir, se porte alors volontaire pour faire cesser le massacre, et met au point un stratagème avec sa sœur cadette Dinarzade.
Après son mariage, le soir venu, elle raconte une histoire palpitante au sultan sans la terminer. Son époux veut alors tellement connaître la suite qu'il lui laisse la vie sauve pour une journée de plus. Ce stratagème dura pendant mille et une nuits au bout desquelles le sultan abandonne sa résolution et décide de garder Shéhérazade auprès de lui pour toujours, ayant reconnu ses qualités de cœur et d'esprit.
1888 rimsky-korsakov (nicolai) - sheherazade (complet)1888
Alexandre BORODINE - Prince Igor (ballet) complet)
Le Prince Igor est un opéra d'Alexandre Borodine (dont sont extraites les célèbres Danses polovtsiennes) constitué d'un prologue et de quatre actes. Il est créé le 4 novembre 1890 au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg.
L'œuvre étant inachevée à la mort de Borodine, celle-ci est complétée par Alexandre Glazounov et Nikolaï Rimski-Korsakov. L'intrigue s'inspire d'événements historiques décrits dans le poème épique médiéval Le Dit de la campagne d'Igor.

Prologue:
À la suite du pillage de plusieurs villes russes par les Polovtsiens, le prince Igor hésite à partir en campagne contre leur chef, le khan Kontchak. Cependant, Galitski, le frère de l'actuelle épouse du Prince, soudoie Skoula et Jerochka afin de supplanter Igor. Sous leur influence, le prince ignore les mises en garde de sa femme et de son peuple — qui voient dans une éclipse récente un mauvais présage — et part finalement en guerre contre les Polovtsiens.

Acte I
Scène I. Le déloyal Galitski assure l'intérim. Épaulé par les déserteurs Skoula et Jerochka, il tente de se gagner les faveurs de la population. Un groupe de jeunes femmes le prie en vain de libérer l'une des leurs, qu'il a brutalement enlevée.
Scène II. Effrayées, elles s'adressent à Jaroslavana qui regrette l'absence de son époux, le prince Igor. Galitski surprend la conversation et dévoile ses intentions. Parvient alors la nouvelle de la défaite des troupes de Poutivl. Igor et son fils capturés, l'armée ennemie marche sur la ville.

Acte II
Le camp polovtsien par Ivan Bilibine (1930)
Au camp polovtsien se noue une idylle entre les enfants d'Igor et de Kontchak. Si Kontchakovna est assurée du consentement de son père pour le mariage, il en va tout autrement pour Vladimir. En contrepartie d’un accord de paix, Kontchak offre à Igor de lui rendre la liberté. Celui-ci refuse et affirme qu'en liberté il va assembler ses armes pour combattre Kontchak. Ce dernier est heureux de la sincérité qu'Igor démontre à son égard, c'est d'ailleurs pour cela qu'il l’estime.

Acte III
Sachant sa cité menacée, Igor s'échappe. L'un des Polovtsiens, Ovlour, décide de lui donner un coup de main. Le fils d'Igor, Vladimir, est laissé à Kontchakovna. Le khan le garde et le marie à sa fille.

Acte IV
Igor de retour à Poutivl est accueilli et traité en sauveur par sa femme et son peuple.
1890 borodine (alexandre) - prince igor (ballet) (complet)
Antonin DVORAK - symphonie n9 dite "du nouveau monde" (complet)
https://www.youtube.com/watch?v=_9RT2nHD6CQ
(Celibidache)
1893 dvorak (antonin) - symphonie n9 nouveau monde (complet)
Serge RACHMANINOV - concerto pour piano n2 (complet)
Il est reconnu pour sa difficulté et notamment pour la taille des mains qu'il demande au pianiste, avec des dixièmes à jouer d'une seule main.
Le Concerto pour piano no 2 en do mineur op. 18 est un concerto du compositeur russe Sergueï Rachmaninov, écrit dans les années 1900 et 1901, quelque peu avant la composition de sa Sonate pour violoncelle et piano.
Il est créé le 11 septembre 1901 (27 octobre 1901 a.s.) à Moscou par le compositeur au piano sous la baguette d'Alexander Siloti et obtient un succès considérable non démenti depuis.
La composition de ce concerto intervient juste après les trois ans de dépression nerveuse dans laquelle Rachmaninov a plongé à la suite de l'échec de sa première symphonie, démontée par des critiques impitoyables. C'est grâce au traitement du docteur Nicolas Dahl, un neurologue russe pratiquant l'hypnose selon l'enseignement de Charcot et qui lui conseille d'écrire ce concerto, que Rachmaninov arrive à sortir de cette crise et retrouver sa créativité. Ce concerto sera dédié au docteur Dahl en guise de remerciement.

On peut penser que le 2e Concerto pourrait être une sorte de tableau musical des différentes étapes qui ont mené à sa composition. L'œuvre retracerait ainsi sa propre gestation, et serait par là pour le musicien une façon de surmonter définitivement la crise qu'il vient de traverser.
Aux premières mesures, le musicien émerge peu à peu de sa torpeur. Une fois éveillé, il se remémore les épisodes qui l'ont mené vers la crise. En une gigantesque anamnèse, il voit défiler son passé, les moments douloureux de son existence ; d'où le ton grave et torturé de ce premier mouvement.
Concernant l'Adagio, ayant chassé ses mauvais souvenirs, le musicien se réacclimate doucement à la vie. Son état reste fragile, mais plein d'espoir : il est comme un homme qui verrait poindre l'aube après une nuit peuplée de cauchemars.
Enfin, sur l'Allegro Scherzando, le musicien goûte à présent pleinement aux plaisirs de la vie. Il retrouve foi en lui-même et en ce qu'il a de plus précieux : la musique.
1901 rachmaninov (serge) - concerto pour piano n2 (complet)
Serge RACHMANINOV - concerto pour piano n3 (complet)
Considéré comme l'une des partitions les plus difficiles du répertoire du fait de l'extrême virtuosité technique exigée du pianiste, son exécution en public représente pour l'interprète, étant donné sa facture pianistique monumentale et foisonnante, une vraie prouesse artistique. Il est avec son deuxième concerto son œuvre la plus populaire.
Le Concerto pour piano en ré mineur, op. 30 est le troisième des quatre Concertos pour piano composés par Sergueï Rachmaninov. Il fut créé par l'auteur le 28 novembre 1909 à New York sous la direction de Walter Damrosch.
Le concerto suit la structure classique en trois mouvements :

Le premier mouvement tourne autour d'une mélodie diatonique déjà développée vers une figuration pianistique complexe. Le second thème s'ouvre avec des échanges calmes entre l'orchestre et le piano avant tout dans une clé majeure. La première partie du premier mouvement du premier thème s'articule à haute voix dans une section qui ouvre une toccata comme des croches et atteint un accord. L'ensemble de développement montre des similitudes à un canon.
Le second mouvement s'ouvre par un orchestre et celui-ci commence par des variations autour d'un unique luxe. Puis le thème arrive en fa dièse mineur. Une mélodie romantique s'accentue par une note tonique majeur, et après le premier thème de développement et de récapitulation, la mélodie principale du premier mouvement réapparaît. Le second mouvement se termine en ré bémol majeur, où le piano occupe une partie de la cadence.
Le troisième mouvement paraît rapide et vigoureux dans les variations qui le suivent. Cependant, celui-ci se régule et monte en ré majeur dans le second thème, où il s'achève avec les mêmes notes, selon la signature de Rachmaninov.
1909 rachmaninov (serge) - concerto pour piano n3 (complet)
Serge RACHMANINOV - Vepres pour choeur mixte
Les Vêpres opus 37, ou encore Les Vigiles est une composition a cappella pour chœur mixte par Sergueï Rachmaninov écrite et créée en 1915. Elle consiste en un groupe de textes extraits de la cérémonie des Vigiles nocturnes de l'Église orthodoxe. On en a dit que c'était la composition la plus profonde de Rachmaninov et « l'une des plus grandes réalisations musicales pour l'Église orthodoxe russe ». C'était une de ses deux compositions favorites avec Les Cloches, et il demanda que le cinquième mouvement soit chanté à ses funérailles. Le titre de l'œuvre est souvent traduit simplement par le mot « Vêpres », ce qui est incorrect aussi bien d'un point de vue littéral que conceptuel quand il s'applique à l'œuvre entière : ce sont seulement les six premiers mouvements qui correspondent aux vêpres dans la liturgie des Heures, suivis par les matines.
1915 rachmaninov (sergei) - vepres (complet)
George GERSCHWIN - concerto pour piano n1 (complet)

1925 gershwin (george) - concerto pour piano n1 (complet)
Maurice RAVEL - concerto pour piano en sol
Le Concerto en sol majeur de Maurice Ravel, M. 831, est un concerto pour piano et orchestre en trois mouvements composé de l'été 1929 à novembre 1931. Il a été créé à Paris, salle Pleyel, le 14 janvier 1932 par sa dédicataire, la pianiste Marguerite Long, avec l'Orchestre des Concerts Lamoureux dirigé par le compositeur.

Il est l'avant-dernière œuvre achevée de Ravel qui, à partir de 1933, perdit la faculté d'écrire sa musique. Construit sur un modèle classique, inspiré d'après son auteur de Mozart et de Saint-Saëns, il partage avec le Concerto pour la main gauche, dont il est l'exact mais très dissemblable contemporain, de nombreux emprunts au jazz. Succès public et critique dès sa première, il fut enregistré dès 1932 et compte aujourd'hui parmi les œuvres les plus jouées et les plus étudiées de Ravel.
1930 ravel (maurice) - concert pour piano
Francis POULENC - concerto pour 2 pianos
Ensemble: Tomer Lev, Berenika Glixman, Daniel Borovitzky, Nimrod Meiri-Haftel
www.youtube.com/watch?v=u8NoFGuWA78
1932 poulenc (francis) - concerto pour 2 pianos (complet)
Heitor VILLA LOBOS - Bachianas Brasileiras 5 - Aria
Les Bachianas brasileiras n° 5, écrites en 1938, constituent l'œuvre musicale sans doute la plus célèbre du compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos.
Chacune représente une fusion entre des airs du folklore brésilien ou des musiques populaires brésiliennes et le style de Jean-Sébastien Bach. La plupart des mouvements de chaque suite ont deux titres, l'un emprunté à Bach (Prelúdio, Fuga, etc.), l'autre brésilien (Embolada, O Canto da Nossa Terra, etc.).
Composées pour une formation de 8 violoncelles et une voix de soprano, elles s'articulent en deux mouvements, une aria et une danse. Le premier mouvement a d'ailleurs été transcrit pour guitare et voix de soprano par Villa-Lobos lui-même.
Ce premier mouvement, en la mineur, est le plus connu ; il est structuré selon le schéma A-A'-B-A.
Après par une introduction aux violoncelles, jouée deux fois, le chant commence. La partie A est une vocalise (sans parole) d'une grande difficulté d'exécution, car ayant un ambitus assez élevé. Cette partie est ensuite jouée en variante avec un violoncelle soliste, et les autres violoncelles en accompagnement.
La partie B est un poème décrivant la beauté du ciel le soir (paroles de Ruth V. Corrêa).

Tarde, uma nuvem rosea lenta e transparente,
Sobre o espaço sonhadora e bela!

Chaque vers est psalmodié, en allant de l'aigu vers le grave. L'accompagnement aux violoncelles suit de près le chant, avec des dissonances absentes de la partie A.

Le thème initial A est alors repris, mais à bouche fermée.
1938 villa-lobos (heitor) - bachianas brasileiras 1938
Aram KHATCHATURIAN - Gayaneh (ballet)
Gayaneh (parfois écrit Gayane ou Gayne) est un ballet en quatre actes d'Aram Khatchatourian, sur un livret de Konstantin Derjavine et une chorégraphie de Nina Anissimova, créé en 1942.
La célèbre Danse du sabre, brève danse tourbillonnante et enfiévrée, et qui se trouve dans le dernier acte, est certainement le mouvement le plus connu du ballet et a beaucoup fait pour sa notoriété.
Le ballet a été créé sur la petite scène du théâtre d'État de Perm pendant la Seconde Guerre mondiale. En dépit de ces circonstances, le succès a été vif : cette création montrait que la compagnie était toujours vivante. Anissimova invita différents danseurs de la ville à participer à leur ballet. En raison des conditions de travail quelque peu spartiates, les danseurs furent obligés parfois de répéter à proximité des ouvriers et autres mineurs travaillant pour l'effort de guerre.
Il s'agit d'une histoire simple qui se déroule dans une ferme collective de l'Union soviétique, et qui reflète les attitudes et les sentiments des années 1940, lorsque le pays était impliqué dans la guerre mondiale. Un espion est capturé, et des personnages faibles ne peuvent pas résister de prime abord à son influence. Mais bien sûr, l'ensemble des agriculteurs surmontent les problèmes, remportent la victoire finale et créent triomphalement leur propre collectivité pour y vivre ensuite dans le bonheur.
Gayaneh, fille d'Avanes, le responsable du kolkhoze, participe à la capture d'un étranger qui a pénétré clandestinement en Union soviétique pour y découvrir des secrets géologiques. Tout se termine bien et le final du ballet est une célébration de l'amitié des peuples et des nations d'Union soviétique.
1942 khachaturian (aram) - gayaneh
Arnold SCHOENBERG - Piano Concerto op.42
Le Concerto opus 42 est le seul concerto pour piano et orchestre d'Arnold Schönberg. Composé entre août et décembre 1942 aux États-Unis et de style dodécaphonique, il fut créé le 6 février 1944. L'œuvre est d'un seul mouvement divisé en quatre parties enchainées.
Arnold Schönberg, compositeur, peintre et théoricien autrichien né le 13 septembre 1874 à Vienne, et mort le 13 juillet 1951 à Los Angeles (États-Unis). Deux siècles après Jean-Sébastien Bach et Jean-Philippe Rameau qui posèrent les fondements de la musique tonale, il émancipa la musique de la tonalité et inventa le dodécaphonisme qui aura une influence marquante sur la musique du xxe siècle.
1942 schoenberg (arnold) - concerto pour piano op42
Iannis XENAKIS - Metastasis
Au début des années 1950, Iannis Xenakis s’oppose à la musique sérielle, inventée par la nouvelle génération en généralisant le principe de la musique dodécaphonique inventé par Arnold Schönberg. Pour lui, même si c’est un principe fondamentalement polyphonique, le résultat sonore, soumis à des règles de plus en plus strictes et complexes, est une «masse de notes dans divers registres», dont la rencontre n’a plus aucune cohérence acoustique, et donc qui nie la polyphonie dans son principe. Il s’oppose particulièrement au sérialisme pur, incarné à l’époque par des œuvres telles que Polyphonie X (1951) ou Le marteau sans maître (1954) de Pierre Boulez, qu’il juge très académique et par conséquent le considère comme une négation de lui-même dans son principe de liberté. En réaction, il réfléchit à une musique qui lui permettrait de poser avec sincérité les sons qu’il imagine, dont l’exigence dépasse l’utilisation de la tonalité, la modalité ou l’atonalité libre. Il se fait donc le pionnier de la musique massique dont le principe est de développer des agglomérats de sons constituant des masses sonores évolutives et non un développement par parties qui s'enchevêtrent de manière imprévisible comme le proposait la musique sérielle. Metastasis signifie d’ailleurs «je change de place» en grec et ce mot est à l’origine étymologique de métastase, ce qui implique une notion d'évolution continue.

Yannis Xenakis, ou Iannis Xenakis, né le 29 mai 1922 à Braïla en Roumanie et mort le 4 février 2001 à Paris, est un compositeur, architecte et ingénieur d'origine grecque, naturalisé français, marié à l'écrivaine Françoise Xenakis, avec qui il a eu une fille, la peintre et sculptrice Mâkhi Xenakis.
1955 xenakis (iannis) - metastasis (class percussions)