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    Berthe SYLVA - les roses blanches
    C'est aujourd'hui dimanche
    Tiens, ma jolie maman,
    Voici des roses blanches,
    Que ton coeur aime tant

    Les Roses blanches est une chanson de 1925, paroles de Charles-Louis Pothier et musique de Léon Raiter (éditions Raiter).

    C'est un grand succès interprété par plusieurs artistes : Mary Ketty, Berthe Delny, Priollet, Sandrey, Emma Liebel ; puis elle est reprise par Berthe Sylva1, Lucienne Delyle, par le groupe Les Sunlights, ainsi que par Michèle Torr, Régine, Céline Dion et Sanseverino.
    Pierre Palmade la chantera (relativement faux d'ailleurs) en scène, en ouverture du spectacle « On s'connait ? », en expliquant qu'il le fait bien malgré lui, à la demande de sa mère, en soulignant la tristesse de la chanson et en l'assortissant de commentaires faisant ressortir le comique involontaire que l'accumulation de détails tragiques finit par faire naître.
    Chanson réaliste, dans la lignée des Bénech et Dumont, selon Jean-Claude Klein, elle raconte l'histoire d'un pauvre « Gosse de Paris » n'ayant pour toute famille que sa mère hospitalisée, à laquelle il apporte chaque dimanche des roses blanches. Un matin d'avril, n'ayant plus un sou, il tente de voler des fleurs, se fait surprendre, mais la fleuriste apitoyée par son histoire les lui offre finalement. Lorsqu'il arrive à l'hôpital, sa mère est morte.

    C'était un gamin, un goss' de Paris,
    Sa seul' famille était sa mère.
    Une pauvre fille aux grands yeux flétris
    Par les chagrins et la misère.
    Elle aimait les fleurs, les roses surtout,
    Et le cher bambin, le dimanche
    Lui apportait des roses blanches
    Au lieu d'acheter des joujoux.
    La câlinant bien tendrement,
    il disait en les lui donnant :
    Refrain :
    C'est aujourd'hui dimanche
    Tiens, ma jolie maman,
    Voici des roses blanches,
    Que ton coeur aime tant
    Va, quand je serai grand
    J'achèt'rai au marchand
    Toutes ses roses blanches
    Pour toi, jolie maman....
    Au dernier printemps le destin brutal
    Vint frapper la blonde ouvrière,
    Elle tomba malade, et pour l'hôpital
    Le gamin vit partir sa mère.
    Un matin d'avril, parmi les prom'neurs
    N'ayant plus un sou dans sa poche
    Sur un marché, tout tremblant le pauv' mioche
    Furtiv'ment vola quelques fleurs
    La fleuriste l'ayant surpris,
    En baissant la tête il lui dit :
    Refrain :
    C'est aujourd'hui dimanche
    Et j'allais voir maman
    J'ai pris ces roses blanches elle les aime tant
    Sur son petit lit blanc là-bas elle m'attend,
    J'ai pris ces roses blanches
    Pour ma jolie maman.
    La marchande émue doucement lui dit :
    " Emporte-les, je te les donne "
    Elle l'embrassa, et l'enfant partit,
    Tout rayonnant qu'on le pardonne.
    Puis à l'hôpital, il vint en courant
    Pour offrir les fleurs à sa mère.
    Mais en l'voyant, une infirmière lui dit :
    "tu n'as plus de maman "
    Et le gamin s'agenouillant
    Devant le petit lit blanc :
    Refrain :
    C'est aujourd'hui dimanche,
    Tiens, ma jolie maman,
    Voici des roses blanches
    Toi qui les aimais tant !
    Et quand tu t'en iras
    Au grand jardin là-bas
    Ces belles roses blanches tu les emporteras !
    Paroliers : Charles-Louis Pothier / Leon Raiter
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vendredi 16 novembre 2018 - 19h19
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