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    Georges BRASSENS - l'auvergnat

    Ce texte, écrit, mis en musique et chanté par l’artiste fonctionne comme un apologue, plus précisément comme une fable moderne dans la mesure où il en renouvelle l’esprit et la forme.
    La Chanson pour l’Auvergnat est une chanson de Georges Brassens parue dans son troisième album Les Sabots d'Hélène, en 1954.
    Celle-ci figure dans une anthologie publiée chez Seghers dans la collection Poètes d’aujourd’hui.
    Deux personnes sont identifiées comme étant l'Auvergnat de la chanson, journalistes et biographes ne parvenant pas à se mettre d'accord :
    Marcel Planche, qui habitait une maison extrêmement modeste au 9, impasse Florimont où Georges se réfugie le 21 mars 1944, pour fuir le STO, en attendant la fin de la guerre. Marcel Planche était de souche auvergnate, bien que né dans la région parisienne, comme peuvent en témoigner des personnes de sa famille.
    Par cette chanson subtilement moraliste, Brassens vient de lui apporter son soutien et dénoncer l’indifférence d’une société égoïste et satisfaite. On cite par plusieurs fois le vagabond démuni de tout qui n’a pas sa place dans la société : « M’avait », « m’as donné », « mon âme ». Dans chaque strophe, on retrouve un besoin exprimé par celui-ci. Il a froid, il souffre de solitude et de chaleur humaine. C’est un manque, le thème du feu exprimé un peu plus loin occupe une grande place. Le deuxième besoin étant la faim qui exprime un besoin d’amour ainsi que l’idée de repas et de partage. Le troisième besoin quant à lui est celui de compagnie souligné par le sourire qu’il reçoit, il est traité comme un hors la loi. Le vagabond est placé dans plusieurs situations qui font apparaître sa galère (période douloureuse et malheureuse). Il s’inscrit dans un rythme chronologique, le passé tout d’abord est utilisé avec le passé composé et l’imparfait, le présent puis dans la dernière strophe le futur. Le thème de la quête est repris par trois fois. Chacune des strophes est un appel de détresse. On énonce le principe structurel de la répétition, la société est en effet mise à l’épreuve. Les bons étant l’Auvergnat, l’hôtesse, l’étranger et les méchants, les croquants et les croquantes. Le « quand », proposition subordonnée temporelle, repris dans toutes les strophes présente la circonstance des actes de bienfaiteur. Le refrain de quatre vers est en quelque sorte un remerciement aux « bons ». Le héros est toujours cité au deuxième vers et les croquants au vers six. Les mêmes formules se répètent ce qui démontre la rigueur, l’humour, le pittoresque et l’ironie. Il a de la gratitude et de la reconnaissance pour ceux qui l'ont aidé.
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samedi 21 juillet 2018 - 04h11
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