Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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Luis CERNUDA - Ocnos (1963)

“… sobre las tapias del jardín,
brotaba cubriéndolo todo
con sus ramas el inmenso magnolio
entre las hojas brillantes y agudas
se posaban en primavera,
con ese sutil misterio de lo virgen,
los copos nevados de sus flores”

OCNOS, “El magnolio”

Quête et transfiguration de soi-même dans et par l\'écriture, affirmation d\'une vérité en rupture totale avec les valeurs de la société bourgeoise du demi-siècle, l\'oeuvre pétique de Luis Cernuda se présente comme une autobiographie, comme l\'expression d\'une suite d\'expériences vitales et spirituelles, doublée d\'une incessante méditation sur leur sens. D\'où le caractère moral de cette poésie qui occupe une place à part dans la poésie espagnole contemporaine.

Ecrit parallèlement à l\'oeuvre en vers quoique commencé beaucoup plus tard, le recueil de poèmes en prose, Ocnos, malgré une orientation et une intention analogues, ne fait pas double emploi avec elle. Il en est plutôt complémentaire : Cernuda, d\'une part, y présente les événements qui sont à l\'origine de tel ou tel poème en vers, et, d\'autre part y évoque ce qui, dans La Réalité et le Désir n\'est présent que sous forme d\'une absence, d\'un vide que rien ne pourra jamais combler : le monde de l\'enfance.

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