Brouage Aunis et Saintonge en images - photographies Francois Poulet-Mathis
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Frederico Garcia LORCA - le Divan du Tamarit (1930)

J’ai fermé mon balcon
car je ne veux pas entendre les pleurs,
mais derrière les murs gris
on n’entend rien d’autre que les pleurs.

Le Divan du Tamarit met en jeu et en musique les derniers textes de Lorca, poèmes qui hantèrent ses derniers moments de vie comme autant de promesses.
Federico Garcia Lorca raconta à ses amis andalous qu’il avait écrit un recueil poétique en l’honneur des vieux poètes musulmans du royaume de Grenade. Cet ouvrage ne sera jamais publié de son vivant. Il traite des thèmes chers aux poètes arabo-andalous, thèmes universels par essence, avec la même sensualité ardente et proche de l’extase et la même morbidité, sur le mode mineur : l’amour fugitif, l’amour impossible, la douleur de vivre, l’horreur de la mort. Utopie atteinte de ce que Federico appelait « une poésie à s’ouvrir les veines ».
Comme toujours chez Lorca, les images prémonitoires sont douloureusement présentes :

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