[page precedente]   [retour menu]   [actualiser]   
Amsterdam - maison Anne Frank (Pays-bas) [52.3751,4.8849] (photos) (plein ecran) [243]
(lat,long)
En 1933, la famille Frank quitte l’Allemagne Nazie pour venir s’installer à Amsterdam. Otto Frank y ouvre une boutique d’épices au 263 Prinsengracht. Quand les Pays-Bas sont envahis par l’Allemagne en 1940, les mesures de discrimination envers les Juifs se multiplient. Le 6 juillet 1942, Otto et Edith Frank décident d’entrer dans la clandestinité. Avec leurs filles Anne et Margot, ainsi qu’une autre famille, ils se réfugient dans la maison se trouvant derrière l’entreprise. Les employés de bureau aident au ravitaillement tandis que les magasiniers eux ne sont pas au courant.
Anne a 13 ans. On lui offre un cahier dont elle fera son « Journal ». Publié en juin 1947 et traduit dans plus de 60 langues, le journal d’Anne Frank raconte les 25 mois passés dans la clandestinité, dans cette maison dont l’entrée était dissimulée derrière une bibliothèque.
Après l’arrestation de la famille en août 1944, l’occupant a vidé les lieux. Aujourd’hui, la maison d’Anne Frank est restée dans l’état où elle était, c’est-à-dire vide. Ici, ce ne sont pas les meubles ou les objets de décorations qui occupent les lieux, mais l’âme de l’endroit qui y prend toute la place. Malgré le dépouillement extrême, on suffoque.
On passe de pièces en pièces. L ‘histoire de la famille Frank est racontée à travers des extraits du journal, des documents historiques, objets, photos, et vidéos. Aux murs de la chambre à coucher d’Anne, quelques posters et cartes postales nous rappellent que cette maison abritait la peur, mais aussi la vie et une part de rêve.
La dernière pièce du musée abrite l’original du journal. Dans un témoignage vidéo, le père d’Anne Frank, le seul de la famille à avoir survécu à la guerre, nous parle de la perte de ses enfants, du jour où son employée Miep Gies lui a confié les écrits d’Anne et de sa réaction à la lecture du journal.
La visite du musée se termine par un espace interactif où, sur 15 écrans, le visiteur peut visiter la maison en 3D, écouter des témoignages, consulter des documents historiques, etc…
Enfin, à la sortie, une vidéo sur grand écran vous invite à un débat interactif sur la liberté d’expression. A travers plusieurs sujets de débat, 21 voteurs sont amenés à définir la limite entre liberté d’expression et discrimation. Particulièrement éducatif et tellement d’actualité.

Ouvert tous les jours de 9h à 19h, d’avril à fin août, de 9h à 21h.
Fermé le jour du Grand Pardon (Yom Kippour, cette année le 13 octobre 2005)
Un conseil : venir tôt ou en fin de journée pour éviter de faire la queue.
Livret en français gratuit.
Entrée : 7,50€
3.50€ pour les 10-17 ans, gratuit pour les plus jeunes.
--------------------------------------------------------------------
Le marronnier d'Anne Frank doit être abattu

AMSTERDAM, 14 nov 2006 (AFP) - Le monumental marronnier situé près de la maison où la famille Frank s'est cachée des nazis pendant près de deux ans à Amsterdam, et que la jeune Anne a longuement décrit avec tendresse dans son célèbre Journal, doit être abattu car il est malade, a annoncé mardi la municipalité.
"Nous en sommes tristes, mais les tests sont formels, et il serait dangereux de conserver cet arbre", a commenté à l'AFP Patricia Bosboom, de la Fondation Anne Frank.
Le marronnier, qui aurait 150 ans, se trouve dans le jardin de la maison sur le "Canal de l'Empereur" (Keizersgracht) dans l'annexe de laquelle la famille Frank avait trouvé refuge, et qui est aujourd'hui un musée.
Des tests récents ont montré que 42% de l'arbre avait pourri, au-delà des possibilités de traitement.
Otto Frank, le père d'Annne, avait raconté dans un discours en 1968 n'avoir jamais réalisé l'importance de ce marronnier, décrit pas sa fille comme un châtaignier, avant de lire son Journal.
"Elle n'avait jamais manifesté aucun intérêt pour la nature, mais cela lui manquait lorsqu'elle se sentait comme un oiseau en cage", avait-il dit.
L'obtention des autorisations d'abattage doit encore prendre deux semaines, et l'arbre ne devrait pas être coupé avant l'an prochain.
Un greffon a été prélevé, qui doit permettre de replanter un marronnier génétiquement identique.
sb-fjb/bds

-------------------------------------------------------
Le marronnier d'Anne Frank est un danger (Fondation Anne Frank)
AMSTERDAM, 21 nov 2007 (AFP) - La Fondation Anne Frank a estimé mercredi que le marronnier d'Anne Frank, que des associations veulent sauver, constituait un danger pour la sécurité du musée.
"Les environs sont menacés par la maladie de l'arbre", a déclaré Hans Westra, le directeur de la Fondation, au cours d'une conférence de presse à Amsterdam.
Le marronnier, rongé par des parasites et pourri à 72%, se trouve dans le jardin d'une maison de la capitale néerlandaise située le long du "Canal de l'Empereur", et est visible à partir de "l'Annexe", située en retrait, où la famille Frank est restée terrée pendant deux ans au cours de la Deuxième guerre mondiale.
La maison principale et l'Annexe sont devenues le Musée Anne Frank. Avec un million de visiteurs chaque année, il est le plus fréquenté d'Amsterdam.
Dans son journal ("Le Journal d'Anne Frank"), la jeune fille décrit à plusieurs reprises le marronnier, qu'elle apercevait depuis sa cache.
M. Westra a indiqué que le Musée resterait ouvert, mais a prévenu que si les mesures en vue de stabiliser l'arbre tardaient à venir, il demanderait au maire de la ville Job Cohen d'intervenir pour autoriser l'abattage.
Il craint que les 27 tonnes de l'arbre ne s'effondrent sur l'Annexe.
"La sécurité est ce qu'il y a de plus important pour nous", a répété M. Westra.
Le propriétaire de l'arbre avait obtenu de la municipalité l'autorisation d'abattre le marronnier ce mercredi. Au cours d'une procédure en référé, intentée par des associations qui veulent préserver l'arbre, il avait expliqué qu'il ne voulait pas endosser la responsabilité d'une éventuelle chute.
La Fondation pour les arbres et des riverains considèrent que l'arbre est encore viable et pourrait être stabilisé avec des câbles d'acier.
Le juge a gelé mardi l'abattage et a appelé les parties en présence à présenter une solution commune au tribunal d'Amsterdam avant le 1er janvier 2008. La justice se prononcera deux semaines plus tard.
Le directeur de la Fondation Anne Frank n'est cependant pas favorable aux câbles d'acier et privilégie la plantation, à la place de l'arbre malade, d'un marronnier génétiquement identique à celui décrit par Anne Frank. Des prélèvements ont été réalisés sur cet arbre qui rendent l'opération possible.
"Ce qui se trouve là pour l'instant n'est plus l'arbre qu'a connu Anne Frank, car il a déjà été considérablement taillé au cours de tentatives de le sauver. Selon les experts, il sera complètement mort d'ici à 2010 et nous resterons avec un arbre mort, enchaîné aux bâtiments qui l'entourent", a prédit M. Westra.
sb/gdh/bds
----------------------------------------------------
Le marronnier d'Anne Frank sauvé, mais finira sa vie dans un carcan (PAPIER GENERAL)
Par Gerald de HEMPTINNE
=(PHOTO ARCHIVES)=

LA HAYE, 23 jan 2008 (AFP) - Le marronnier d'Anne Frank, l'arbe le plus connu d'Amsterdam et un des symboles de l'histoire dramatique de la jeune fille juive cachée des nazis durant près de deux ans, est sauvé de l'abattage pour 5 ou 10 ans, après des mois de controverse, a-t-on annoncé mercredi.
Mais, paradoxalement, cette rare vision de nature qu'Anne Frank évoque dans son célèbre Journal comme un symbole de liberté finira sa vie dans un carcan d'acier.
"Un accord a été signé lundi, laissant deux jours à ceux qui auraient encore des objections pour les signaler. Il est impensable que cet accord soit encore rejeté. La municipalité a déjà donné son aval", s'est réjoui Arnold Heertje, un célèbre professeur d'économie qui dirige la Fondation Support Anne Frank Tree.
L'accord --impliquant la Fondation Anne Frank, la Fondation pour les arbres, le propriétaire de l'arbre, la municipalité et des riverains-- prévoit que l'arbre sera soutenu par une structure métallique l'empêchant de tomber, "qui doit être construite d'ici le 31 mai", a expliqué le professeur à l'AFP.
L'arbre est attaqué par les parasites et largement pourri, menaçant de provoquer de graves dégâts, y compris sur le Musée Anne Frank, voire des blessés en cas de chute. Son propriétaire, un voisin du musée, avait donc décidé de le faire abattre.
Durant plus d'un an, cette information n'avait suscité aucune réaction, jusqu'à ce que fin 2007 des défenseurs de la nature s'en émeuvent.
Ils avaient saisi la justice, qui après plusieurs rebondissements avait ordonné une médiation pour mettre d'accord toutes les parties.
"Nous allons également voir s'il existe des remèdes et des soins pour la maladie dont souffre le marronnier", a poursuivi le professeur Heertje.
La Fondation Support Anne Frank Tree, qui sera chargée de l'application de l'accord et de l'entretien de l'arbe, fera construire autour une ceinture ancrée dans le sol par des tiges d'acier.
Coût de l'opération, à charge de la Fondation Support Anne Frank Tree: 50.000 euros pour la structure, 20.000 euros pour les soins à l'arbre et 10.000 euros annuels d'entretien.
Le marronnier, qui aurait près de 150 ans, est à plusieurs reprises évoqué dans le mondialement célèbre "Journal d'Anne Frank".
La jeune fille juive, qui vivait cachée dans l'annexe d'une maison de maître au bord d'un canal, y écrit par exemple le 23 février 1944 : "Nous avons regardé tous les deux le bleu magnifique du ciel, le marronnier dénudé aux branches duquel scintillaient de petites gouttes, les mouettes et d'autres oiseaux, qui semblaient d'argent dans le soleil et tout cela nous émouvait et nous saisissait tous deux à tel point que nous ne pouvions plus parler".
"Je suis très heureux de cette solution. Ce n'est pas n'importe quel arbre. Il fait partie de l'histoire d'Anne Frank, de la persécution des juifs", a commenté Arnold Heertje.
"La sécurité de l'Annexe (appendice de la maison, dont l'entrée avait été camouflée et où se cachait la famille Frank) était primordiale pour nous. Nous aurions préféré qu'une jeune pousse prélevée sur l'arbre soit replantée, mais nous sommes satisfaits de la solution trouvée", a déclaré Maatje Mostart, porte-parole de la Fondation Anne Frank.
Selon le professeur Heertje, plusieurs greffons ont été prélevés sur l'arbre, qui devraient permettre à terme de replanter un marronnier génétiquement identique à celui qu'observait Anne Frank, lorsque aucun sursis ne sera plus possible pour celui que vient d'être sauvé.
gdh/fjb/ai eaf